QUÉBEC, le 11 JUIN 2026 – À l’approche de la prochaine élection provinciale, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a présenté aujourd’hui à Québec les priorités qu’il souhaite voir au cœur des engagements des formations politiques. Face aux défis économiques, démographiques et géopolitiques qui se multiplient, le CPQ appelle les partis à miser sur quatre leviers essentiels : la main-d’œuvre, l’allègement fiscal et réglementaire, les infrastructures et l’énergie.
« Le Québec ne pourra maintenir sa prospérité sans une stratégie ambitieuse pour développer les compétences, accroître sa productivité et soutenir l’investissement. Dans un contexte où la concurrence pour les talents, les investissements et les projets stratégiques s’intensifie partout dans le monde, les partis doivent proposer des solutions concrètes permettant aux entreprises de croître, d’innover et de créer davantage de richesse au bénéfice de l’ensemble de la société québécoise », déclare Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.
Adopter une vision intégrée et cohérente en matière de main-d’œuvre
La rareté de la main-d’œuvre demeure le principal frein à la croissance des entreprises d’ici. Le CPQ demande une planification pluriannuelle de l’immigration économique mieux arrimée aux besoins réels du marché du travail, l’adoption d’une nouvelle politique de formation de la main-d’œuvre comprenant un volet sur la littératie et la numératie et une meilleure intégration des travailleurs expérimentés et des personnes éloignées du marché du travail. Enfin, le CPQ estime aussi que l’intelligence artificielle et les transformations technologiques doivent être intégrées plus systématiquement aux stratégies de développement des compétences.
Réduire le poids fiscal et réglementaire au Québec pour favoriser l’investissement et l’innovation
Le CPQ estime qu’un effort considérable doit être consacré à la réduction du fardeau réglementaire, administratif et fiscal. Il invite les partis à mettre de l’avant des mesures fiscales favorisant l’innovation, la recherche, la modernisation technologique et les investissements productifs. Il juge essentiel de préserver un environnement d’affaires concurrentiel, tout en maintenant le cap sur des finances publiques saines et soutenables. Puis, il appelle à faire de l’allègement du fardeau réglementaire et administratif une priorité. Il faut notamment renforcer la coordination entre les ministères et les différents paliers gouvernementaux pour éviter les dédoublements et évaluer rigoureusement les impacts et l’utilité réels des nouvelles obligations imposées aux entreprises.
Mieux utiliser les investissements en infrastructure et les marchés publics
Le CPQ demande que les investissements soient alloués avec une attention plus particulière au maintien des actifs existants, aux infrastructures de transport logistique qui soutiennent la compétitivité des entreprises québécoises ainsi qu’aux réseaux de transport collectif qui soutiennent la mobilité de la main-d’œuvre. Il souhaite aussi que le tout soit effectué avec une plus grande prévisibilité. Ensuite, les marchés publics doivent devenir un véritable levier de développement économique, avec un État qui favorise davantage la participation des PME, l’innovation et la création de valeur dans l’octroi des contrats publics.
Préserver l’avantage énergétique du Québec
Alors que la demande en énergie continue de croître, le CPQ juge essentiel de capitaliser sur l’énergie propre du Québec. Il demande de préserver la compétitivité des tarifs industriels afin de maintenir l’attractivité du Québec auprès des investisseurs. Il réclame aussi une plus grande transparence dans l’octroi des contrats d’approvisionnement énergétique et une diversification accrue des sources d’énergie afin de soutenir le développement économique à long terme.
« Les partis politiques connaissent les enjeux. Ils connaissent les défis qui freinent notre croissance et notre capacité à financer les services auxquels les Québécois tiennent. Ce que nous attendons maintenant, ce sont des engagements concrets et des mesures capables de faire bouger l’aiguille sur la productivité, l’investissement, les compétences et la réalisation des projets. Le prochain gouvernement devra passer du constat à l’action », conclut Mme LLambías Meunier.
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Source :
Anne-Sophie DesRoches
Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales
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À propos du CPQ : Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic.