MONTRÉAL, le 8 SEPTEMBRE 2026 – Dans le contexte de l’entrée en vigueur cette nuit des contre-tarifs, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) accueille les mesures prises par les gouvernements pour soutenir les entreprises québécoises. Il salue plus particulièrement la stratégie d’achat public du Québec, qui permettra notamment d’écarter les entreprises américaines et étrangères de certains appels d’offres publics.
« Dans le contexte actuel, acheter québécois lorsque les règles applicables le permettent, c’est soutenir nos entreprises, nos emplois et, ultimement, notre richesse collective. L’utilisation stratégique de nos marchés publics est d’ailleurs une demande de longue date du CPQ, que le gouvernement a tardé à mettre en œuvre », déclare Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.
Une frontière encore trop poreuse : gare au dumping
Alors que les États-Unis renforcent leurs mesures de protection contre certains produits, le Canada ne doit pas devenir une porte d’entrée pour des marchandises qui ne trouvent plus leur place sur d’autres marchés. L’acier chinois en est un exemple préoccupant, alors que l’industrie de l’acier canadien est déjà frappée par la guerre commerciale.
Le CPQ demande donc aux gouvernements de demeurer vigilants face au dumping.
« Notre frontière ne doit pas devenir poreuse pour les produits dont d’autres marchés ne veulent plus. Si nous demandons à nos entreprises de respecter des normes toujours plus exigeantes, nous devons aussi nous assurer que les produits qui entrent au pays sont soumis à des règles du jeu équitables », ajoute Mme LLambías Meunier.
Éviter d’alourdir encore le fardeau des entreprises
Le CPQ rappelle que la compétitivité des entreprises québécoises doit également être au cœur de la réponse gouvernementale. Les entreprises d’ici encaissent déjà le choc des tarifs et doivent maintenant composer avec des coûts réglementaires additionnels.
« Dans le contexte tarifaire actuel, chaque nouvelle contrainte doit être évaluée en fonction de son impact réel sur notre compétitivité. La résilience, c’est aussi éviter de fragiliser davantage ceux qui créent notre richesse », conclut Michelle LLambías Meunier.
Pour le CPQ, la réponse à la guerre commerciale doit donc aller au-delà des mesures d’urgence : soutenir les liquidités des entreprises, favoriser l’achat québécois, lutter contre le dumping et la concurrence déloyale, réduire le fardeau réglementaire et stimuler la productivité et l’investissement sont autant de conditions pour bâtir une économie véritablement résiliente.
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Source :
Anne-Sophie DesRoches
Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales
Conseil du patronat du Québec
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À propos du CPQ : Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic.