Guerre tarifaire: tirer les leçons de la pandémie pour préserver les emplois et limiter l’endettement des entreprises

MONTRÉAL, le 24 AOÛT 2026 – Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) met en garde les gouvernements quant aux mesures à mettre en place pour soutenir les entreprises et les travailleurs face à la guerre tarifaire avec les États-Unis. Alors que des milliards de dollars sont annoncés pour venir en aide aux secteurs touchés, le CPQ estime que les gouvernements doivent tirer les leçons de la pandémie et s’assurer que les mesures déployées répondent réellement aux besoins des entreprises.

« Les entreprises québécoises font face à un choc économique majeur qui échappe complètement à leur contrôle.  Les gouvernements doivent être au rendez-vous, mais il faut tirer les leçons de la pandémie : les programmes doivent être ciblés, simples et permettre aux entreprises de traverser cette période sans alourdir indûment leur capacité financière. Un prêt demeure une dette. Dans les secteurs les plus durement touchés, les entreprises ont besoin d’oxygène réel, pas seulement de nouvelles possibilités d’emprunt », déclare Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.

L’assurance-emploi n’est pas un bar ouvert

Le CPQ appelle également le gouvernement fédéral à la plus grande prudence dans l’utilisation du régime d’assurance-emploi. Des mesures facilitant l’accessibilité aux prestations ont été mises en place par le gouvernement fédéral en mars dernier, sans consultation avec les employeurs, doivent prendre fin en octobre prochain et ont déjà coûté plusieurs milliards de dollars.

« L’assurance-emploi n’est pas un bar ouvert, car elle est financée en totalité par les employeurs et travailleur. Le gouvernement ne peut pas en disposer comme bon lui semble ni faire porter aux cotisants la facture de mesures qui relèvent de ses propres choix. Notre priorité doit être de garder les travailleurs en emploi. Plutôt que d’attendre que les travailleurs perdent leur emploi pour intervenir par l’assurance-emploi, il faut donner aux entreprises les moyens de les garder au travail. Une subvention salariale ciblée permettrait justement d’agir en amont », conclut Michelle Llambías Meunier.

L’une des principales leçons de la pandémie est l’importance de préserver le lien d’emploi pendant une période de ralentissement temporaire. Une fois ce lien rompu, les conséquences peuvent être durables : perte d’expertise, difficultés de recrutement au moment de la reprise et ralentissement de la capacité de production des entreprises.

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Source :
Anne-Sophie DesRoches   
Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales  
Conseil du patronat du Québec    
[email protected]  
Cell. : (514) 238-1825

À propos du CPQ :  Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic.

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