MONTRÉAL, le 27 AOÛT 2026 – Alors que s’amorce la campagne électorale québécoise, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) appelle les formations politiques à faire de la compétitivité, de la productivité et de la résilience de l’économie québécoise une priorité de leurs engagements.
« Nous amorçons cette campagne dans un contexte économique que nous n’aurions pas imaginé il y a quelques années. Nos entreprises font face à une incertitude sans précédent dans leur principal marché d’exportation. Nous devons évidemment protéger celles qui sont directement frappées, mais nous devons surtout nous demander comment le Québec peut sortir plus fort de cette crise. La réponse passe par une économie plus productive, plus compétitive et davantage diversifiée », affirme Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.
Agir sur ce que nous contrôlons
Pour le CPQ, la guerre tarifaire rappelle l’urgence de s’attaquer aux faiblesses structurelles de l’économie québécoise. Si le Québec ne contrôle pas les décisions prises à Washington, il dispose de leviers importants pour améliorer son environnement d’affaires, attirer les investissements et permettre à ses entreprises d’être plus compétitives. À l’aube de la campagne, le CPQ réitère ainsi les quatre grandes priorités présentées aux formations politiques en juin dernier.
Main-d’œuvre et compétences
Dans un contexte où les entreprises doivent rapidement adapter leurs modèles d’affaires, accroître leur productivité et diversifier leurs marchés, l’accès aux talents et aux compétences devient encore plus stratégique. Le Québec doit mieux arrimer l’immigration économique aux besoins du marché du travail, accélérer la formation continue et favoriser l’acquisition des compétences nécessaires à l’intégration des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle.
Un environnement d’affaires plus compétitif
La guerre tarifaire accentue la concurrence pour les investissements. Le prochain gouvernement devra donc s’assurer que le Québec demeure une destination compétitive pour investir et produire. Cela passe notamment par une fiscalité concurrentielle, une réduction du fardeau réglementaire et administratif et des mesures favorisant l’innovation, la modernisation technologique et les investissements productifs.
Des infrastructures qui permettent de produire et d’exporter
Dans un contexte où les entreprises doivent diversifier leurs marchés et leurs chaînes d’approvisionnement, le Québec doit pouvoir compter sur des infrastructures de transport et de logistique efficaces. Il faut accélérer la réalisation des projets stratégiques, assurer le maintien des actifs existants et mieux utiliser les marchés publics comme levier de développement économique et d’achat québécois et canadien.
Une énergie disponible et à prix compétitif
L’énergie propre constitue l’un des principaux avantages économiques du Québec. Dans un environnement nord-américain devenu beaucoup plus concurrentiel, cet avantage doit être préservé. Les entreprises doivent avoir accès à l’énergie nécessaire pour investir, accroître leur production et réaliser leurs projets, à des tarifs qui demeurent concurrentiels.
Tout au long de la campagne électorale, le CPQ suivra attentivement les engagements des formations politiques et fera entendre les préoccupations et les priorités des employeurs québécois.
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Source :
Anne-Sophie DesRoches
Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales
Conseil du patronat du Québec
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À propos du CPQ : Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic.