Réaction du CPQ à la nouvelle politique culturelle du Québec : « Un support essentiel à la prospérité du Québec, mais son succès dépendra d’un engagement récurrent et durable. »

Montréal, le 12 juin 2018 – Très attendue, la nouvelle politique culturelle du Québec marque une volonté d’inscrire la créativité québécoise parmi les moteurs de prospérité et le Conseil du patronat du Québec (CPQ) accueille avec beaucoup d’enthousiasme l’engagement renouvelé de l’État pour soutenir le milieu culturel. « Les liens entre la culture et le développement durable entre les arts et l’innovation sont plus évidents dans une économie de plus en plus immatérielle. Mieux appuyer la créativité artistique et le dynamisme des industries culturelles, c’est aussi renforcer la vitalité de nos territoires et une distinction québécoise favorable à l’ensemble de notre économie », a mentionné Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

Les grandes lignes de la politique culturelle étaient déjà énoncées dans le fascicule intitulé Un engagement soutenu pour la culture québécoise, publié en mars dernier à l’occasion du dépôt du budget du Québec 2018-2019.

Selon le CPQ, le secteur de la culture a besoin d’une stratégie de valorisation économique, car sa valeur identitaire et sociale ne suffit pas face au défi d’une mondialisation qui s’accélère sous l’effet de l’ère numérique. D’ailleurs, la part de la culture dans le PIB québécois a tendance à diminuer. « Nous croyons qu’en valorisant le travail artistique et en augmentant en même temps nos efforts pour mieux profiter des opportunités du numérique, la production culturelle québécoise dispose de toute la créativité et l’audace nécessaires pour devenir un véhicule fort de compétitivité et d’attractivité », a ajouté M. Dorval.

Particulièrement sensible aux iniquités qui émergent dans le contexte d’une économie numérique qui s’installe, le CPQ croit que le soutien prévu dans la politique sur le volet numérique participera très certainement à relever certains défis. Cependant, ces derniers sont nombreux et le CPQ s’interroge sur la suffisance des mesures prévues dans le contexte d’une profonde transformation technologique. « L’entente du Canada avec Netflix a révélé toute la fragilité des producteurs de contenu face aux grandes plateformes mondiales. Ce genre d’iniquité fiscale réduit considérablement l’espace d’un écosystème diversifié et local. En attendant l’ajustement complet des conditions fiscales, la politique culturelle du Québec doit être déployée avec la ferme détermination de valoriser au Québec toute la chaîne de valeur de la production culturelle, de la création jusqu’à la diffusion », de poursuivre M. Dorval.

Dans une récente étude, le CPQ a porté un regard élargi sur la place du secteur de la culture et du divertissement dans l’économie québécoise. Facteur de bien-être et de cohésion sociale, indispensable à l’offre touristique, le CPQ a notamment souligné son rôle pour l’attrait des talents et pour une économie innovante. De plus, le CPQ a avancé trois pistes de réflexion qui lui apparaissent prioritaires :

  • Le renforcement des outils statistiques disponibles sur les secteurs créatifs, culturels et du divertissement.
  • Une attention particulière doit être portée aux projets qui renforceront les liens entre les industries créatives et le dynamisme des systèmes régionaux d’innovation.
  • Le financement doit être renforcé afin, notamment, d’appuyer des modèles économiques de commercialisation de la créativité́ et de la production artistique.

Pour consulter le document « Faut-il se divertir pour prospérer? », veuillez cliquer ici.

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Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit aussi la vaste majorité des associations patronales sectorielles, ce qui en fait la seule confédération patronale du Québec. Il représente directement et indirectement plus de 70 000 employeurs de toutes tailles, tant du secteur privé que public, ayant des activités au Québec.

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