Bulletin de la prospérité 2017 du CPQ : le Québec connaît des améliorations, mais il reste beaucoup à faire

Montréal, le 1er octobre 2017 – Le Québec obtient une note moyenne de « C » dans la 7e édition du Bulletin de la prospérité du Québec du CPQ (Conseil du patronat du Québec), publiée aujourd’hui, qui vise à évaluer et à comparer le positionnement économique du Québec en matière de prospérité par rapport à celui des trois autres provinces canadiennes les plus peuplées et des pays de l’OCDE. Cette note C n’a pas changé depuis 7 ans, mais certains indicateurs connaissent des améliorations.

« L’économie du Québec a montré des signes encourageants et nos finances publiques sont assainies, mais le poids de la dette publique et le fardeau fiscal demeurent imposants. Aussi, le déclin démographique et la révolution numérique représentent des défis de taille pour notre avenir, qui auront des répercussions autant sur le marché du travail qu’au niveau des impératifs de croissance des entreprises et des compétences des travailleurs. La création de richesse doit donc continuer d’être une priorité absolue si l’on veut assurer aux Québécois la prospérité durable et le niveau de vie auxquels notre province aspire », affirme Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

Le CPQ rappelle que ce Bulletin n’a pas pour objet d’évaluer les gestes posés par les différents gouvernements, il vise plutôt à souligner les menaces et les perspectives qui devraient être prises en considération lors de l’élaboration des futures politiques publiques et dans le cadre de l’élaboration des différents programmes en prévision de la campagne électorale de 2018.

Le Québec: les plus et les moins

Afin de mettre en évidence les principales forces et faiblesses du Québec, le Bulletin analyse 21 variables socio-économiques fondamentales réparties en cinq principaux déterminants de la prospérité, soit la disponibilité et qualité de la main-d’œuvre, le coût de la main-d’œuvre, la réglementation, les finances publiques et la fiscalité, et l’environnement d’affaires.

Comparativement aux autres provinces les plus populeuses du Canada (soit l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique) et aux pays de l’OCDE, nous constatons que le Québec se porte relativement bien pour ce qui est du taux d’obtention d’un grade universitaire de premier cycle, du pourcentage de la population ayant un niveau de formation tertiaire, du taux effectif d’imposition sur l’investissement, de l’âge moyen des infrastructures publiques, des dépenses en recherche et développement, et du coût d’exploitation d’une entreprise.

En revanche, sa performance est plutôt décevante en ce qui concerne le décrochage scolaire, l’intégration économique des immigrants, le coût de la conformité réglementaire pour les entreprises, la dette publique et la productivité multifactorielle.

Le CPQ constate d’ailleurs que, depuis la première édition du Bulletin en 2010, où le Québec avait aussi obtenu la note « C », certains indicateurs se sont détériorés, notamment en ce qui concerne les investissements en technologies de l’information et des communications ainsi que le taux effectif d’imposition sur l’investissement. Cependant plusieurs améliorations ont eu lieu au cours des sept dernières années, notamment en matière de décrochage scolaire, de taux d’activité des travailleurs de 55-59 ans, d’intensité entrepreneuriale, d’intégration économique des immigrants ou encore de fardeau administratif.

« Le Québec possède un potentiel exceptionnel dans de nombreux domaines, que ce soit sur le plan de ses ressources naturelles, de ses institutions, de son capital humain, de ses pôles de développement économique ou de sa créativité et de son ingéniosité. Force est d’admettre que les meilleures conditions ne sont pas encore réunies pour libérer davantage ce potentiel puisque la performance économique du Québec est inférieure à la moyenne canadienne sur de nombreux plans. Or, rappelons que prospérité économique et bien-être collectif sont intimement reliés! », conclut M. Dorval.

Le Bulletin de la prospérité du Québec 2017 peut être consulté ici.

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Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit aussi la vaste majorité des associations patronales sectorielles, ce qui en fait la seule confédération patronale du Québec. Il représente directement et indirectement plus de 70 000 employeurs de toutes tailles, tant du secteur privé que public, ayant des activités au Québec.

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