Dévoilement du premier Bulletin de la prospérité du Conseil du patronat du Québec – Le Québec obtient une note médiocre en matière de prospérité et de création de la richesse

Montréal, le mercredi 18 août 2010 – À quelques jours de la rentrée scolaire, le Conseil du patronat dévoile aujourd’hui son tout premier Bulletin de la prospérité du Québec, qui vise à évaluer le positionnement économique du Québec et ses progrès dans sa quête de prospérité et de création de la richesse. Cette publication arrive à un moment des plus opportuns alors que plusieurs ministres du gouvernement du Québec amorcent de nouvelles fonctions suite au récent remaniement ministériel.

L’édition 2010 du Bulletin révèle que, malgré quelques résultats positifs, notamment en matière de diplomation universitaire, de taxation sur les investissements et de dépenses en recherche et développement, le Québec devra redoubler d’efforts s’il souhaite créer davantage de richesse et s’engager dans la voie de la prospérité au cours des prochaines années, particulièrement au chapitre de l’intégration économique des immigrants, des taxes sur la masse salariale, des lois du travail et de l’endettement. Le Conseil du patronat accorde en effet une moyenne globale de « C » au Québec, basée sur une appréciation pour chacun des déterminants de la prospérité :

          Disponibilité et qualité de la main-d’oeuvre : C
          Coût du capital humain : C
          Réglementation : D
          Finances publiques : C
          Environnement d’affaires : C

          Moyenne :     C

Mobiliser l’ensemble de la société pour la prospérité du Québec

Devant les défis qu’imposent les faits observés, le Conseil du patronat invite l’ensemble des acteurs de la société du Québec (gouvernement, employeurs, travailleurs et groupes sociaux) à se mobiliser afin de les relever avec succès dans les années à venir.

« Ces résultats ne sont pas attribuables à un gouvernement ou à un parti politique mais à une société qui, après avoir obtenu des gains, des acquis et des succès, a négligé de mettre en place les meilleures conditions possibles afin de prospérer de façon durable dans un contexte de concurrence mondiale. L’enjeu ici est encore plus important quand on tient compte du vieillissement démographique accéléré au cours des prochaines années. Ce Bulletin constitue en quelque sorte un radar afin que l’ensemble des acteurs de la société québécoise puissent déterminer la meilleure route à suivre pour créer de la richesse et prospérer, et ainsi offrir aux Québécois le niveau de vie auquel ils aspirent et ont droit », a commenté le président du Conseil du patronat du Québec, M. Yves-Thomas Dorval.

Les prochains mois s’avéreront névralgiques pour le Québec au moment même où plusieurs ministres débutent de nouvelles fonctions et où le gouvernement du Québec procédera à divers rendez-vous et diverses consultations (éducation, formation, main-d’oeuvre expérimentée, entrepreneuriat, etc.). Toutes les parties devront faire preuve de réalisme, de pragmatisme et de courage afin d’identifier les meilleures pistes de solution relatives aux enjeux auxquels nous avons à faire face et ce, sans partisannerie. Une fois cette étape franchie, le Conseil du patronat du Québec propose d’amorcer en 2011 une véritable campagne de l’audace basée sur les forces du Québec et ouvrant la voie à la prospérité pour l’ensemble de la société.

Cinq déterminants de la prospérité

Le Bulletin de la prospérité du Québec sera publié périodiquement et enrichi d’autres indicateurs au fil des ans. Il compare la performance du Québec à celle de trois provinces canadiennes et de nombreux pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pour ce faire, 20 indicateurs ont été choisis et regroupés en cinq « déterminants de la prospérité » qui correspondent aux priorités d’intervention du Conseil du patronat, soit : la disponibilité et la qualité de la main-d’oeuvre, le coût du capital humain, la réglementation, les finances publiques, et l’environnement d’affaires. L’appréciation est basée sur les données empiriques de l’étude pour chaque indicateur et chaque déterminant, ainsi qu’une note pour la moyenne d’ensemble.

« La création de la richesse constitue un élément essentiel pour qu’une société puisse prospérer et assurer une qualité de vie élevée à ses citoyens. Dans cette perspective, il semblait pertinent que le Conseil du patronat analyse la position du Québec en cette matière et la compare avec celle d’autres provinces et d’autres pays afin de brosser un portrait juste de la situation et proposer des pistes de solution pour l’améliorer », a conclu M. Dorval.

Les résultats détaillés du Bulletin de la prospérité du Québec sont disponibles en versions française et anglaise sur le site Web du Conseil du patronat du Québec.

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Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit également la vaste majorité des associations patronales sectorielles, en faisant ainsi la seule confédération patronale du Québec.

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Renseignements et entrevues :
Louis-Paul Lazure
Vice-président – Communications
Cell. : 514 235 4666