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Commentaires du CPQ dans le cadre des consultations prébugdétaires 2018-2019 du ministère des Finances du Québec

Publié le 28 février 2018
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Introduction

Maintenir le lien entre rigueur, progrès social et prospérité

Alors que le gouvernement du Québec prépare sa prochaine année financière sur les bases d’un excédent de 2,4 milliards de dollars en 2016-2017, le CPQ intervient dans le cadre de ces consultations prébudgétaires en brandissant l’importance, toujours essentielle, de maintenir la rigueur dans la gestion des finances publiques par le renforcement, de manière simultanée, des piliers économiques de la prospérité.

Le modus operandi suivi au cours des dernières années par le gouvernement en faveur de la rigueur budgétaire a été décrié par certains groupes, en particulier du fait du ralentissement de la croissance des dépenses sur certains postes sensibles. Cependant, le CPQ croit qu’il faut féliciter l’orientation politique qui permet au Québec de se détourner depuis 2014 de la croissance non contrôlée des dépenses et d’un glissement accéléré de la dette publique.

Bien que la bataille de l’assainissement des finances publiques soit loin d’être terminée, le CPQ pense que le gouvernement a réussi à tisser un lien fort entre la rigueur budgétaire, le progrès social et la prospérité : les surplus annoncés dans la dernière mise à jour économique ont justifié une réallocation de ressources vers la baisse du fardeau fiscal, la lutte contre la pauvreté, les réinvestissements en santé et en éducation et le déploiement des infrastructures numériques en région, autant de mesures favorables à la cohésion sociale et au dynamisme économique.

Les efforts qui viennent d’être réalisés ont aussi révélé une détermination politique qui est nécessaire pour développer la moindre marge financière et pour avancer d’un « seul » pas. Ce pas a été celui d’un surplus de 2 % sur un budget de 104 milliards de dollars (année 2017-2018); il avait également été celui d’une baisse de 0,3 % en 2016-2017 sur une dette nette d’environ 203 milliards de dollars. C’est bien, mais cela reste peu. Les progrès vers l’assainissement financier doivent rester fermes pour éviter toute replongée dans l’impasse budgétaire. Il faudra notamment faire mieux sur la modernisation de l’État, discutée déjà depuis de nombreuses années, mais qui reste, en pratique, sans avancée notable.

Le CPQ souhaite insister sur l’importance de démontrer à la population que la gestion rigoureuse des finances publiques ne traduit pas, contrairement à certains avis, une approche antisociale. Cette démonstration doit ainsi être formulée année après année par la prise de conscience concrète des effets positifs de la rigueur sur la liberté retrouvée de l’action politique. Cette liberté ne sera pas un luxe au regard des multiples défis qu’il faut nommer derrière le vieillissement démographique, le développement du capital humain, la transition énergétique ou encore les besoins en santé, en éducation et en infrastructures modernes.

Ainsi, si la stratégie des petits pas reste la seule pragmatique, il faut que les petits pas se multiplient avec, au sein de l’État, un mode d’opération et une vision organisationnelle beaucoup plus proche de l’innovation et de la performance. Cela requiert nécessairement l’adhésion et l’enthousiasme des contribuables et de la fonction publique face au projet collectif d’un Québec qui sait mener à bien ses défis.

Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2018-2019 du gouvernement du Québec, le CPQ maintient ses recommandations traditionnelles sur la bonne gestion des finances publiques, l’importance de garder le cap sur la baisse du ratio de la dette au PIB et l’élan qu’il faut donner à la modernisation de l’État (première partie). Le CPQ met également l’emphase sur une vision d’ensemble en faveur du développement de l’économie québécoise par le déploiement d’infrastructures modernes, la protection de l’environnement et le développement cohérent des économies régionales (deuxième partie). Malgré l’existence des divers programmes, outils et mesures disponibles pour soutenir les entreprises, le maillon faible pour des gains tangibles de productivité demeure du côté de l’accompagnement stratégique : prises au quotidien dans leurs réalités, des entreprises manquent de ressources pour le renouvellement de leur modèle d’affaires, l’élaboration de plans divers de gestion, pour gérer leur croissance, développer des stratégies d’investissement, de commercialisation ou encore leur capital humain. Le CPQ propose un ensemble de recommandations en faveur d’une action plus efficace menant à la compétitivité et à la croissance des entreprises (chapitre 3). Enfin, pour la prospérité durable, le CPQ croit que les formes de plus en plus immatérielles de l’économie rendent urgents les investissements en capital humain. Le CPQ expose à ce chapitre une approche très inclusive de l’enjeu, de l’éducation à la formation professionnelle, des normes du travail à la fiscalité (chapitre 4).

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