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Négociations sur le bois d'oeuvre - Pour une entente gagnant-gagnant

Lettre d’opinion cosignée par le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval.
La Presse+, p. web / Le Soleil (Québec), p. 22 / Le Quotidien (Chicoutimi), p. 13 - 27 juin 2016

yves-thomas-dorval_150pxAlors que s’intensifient les négociations pour en arriver à un accord sur l’accès au marché américain pour le bois d’œuvre canadien, nous croyons que le gouvernement fédéral doit tout mettre en œuvre pour que le régime forestier québécois soit reconnu et qu’il permette aux entreprises de sciage du Québec un libre accès au marché américain.

En avril 2013, le gouvernement du Québec a mis en place un nouveau régime forestier à la suite, notamment, des conflits commerciaux vécus avec les États-Unis au cours des quatre dernières décennies. Nous croyons, tout comme le gouvernement du Québec, qu’il répond adéquatement aux règles d’un libre marché demandé par les Américains.

L’enjeu de la négociation actuelle est de taille pour le Québec. Le secteur forestier est le premier secteur manufacturier en importance avec les 60 000 emplois directs qu’il procure.

Il est l’un des seuls secteurs économiques présents dans toutes les régions du Québec où il soutient l’économie d’une municipalité sur cinq. Finalement, l’industrie forestière apporte une contribution positive à la balance commerciale du Québec par des livraisons de 8,7 milliards de dollars, soit 11,7 % des exportations totales du Québec.

En raison de l’importance du secteur forestier dans l’économie du Québec, nous jugeons essentiel que le gouvernement du Canada priorise, dans les négociations actuelles, la mise en place d’un mécanisme clair et exécutoire permettant au Québec de faire reconnaître ses nouvelles pratiques de mise en marché. L’absence d’une telle reconnaissance pourrait avoir des conséquences négatives importantes sur l’industrie et les activités qu’elle génère partout au Québec.

C’est pourquoi les milliers de travailleurs, les centaines de municipalités et les milliers d’entreprises que nous représentons, et qui pourraient se voir directement touchés, interpellent le gouvernement fédéral afin qu’il s’assure qu’une éventuelle entente tienne compte de la situation particulière du Québec.

Le gouvernement du Canada doit saisir cette occasion de s’opposer au protectionnisme américain, non justifié à l’égard du bois d’œuvre québécois.

Notre mobilisation, sans précédent au Québec, témoigne de l’importance que nous attachons à cet enjeu primordial pour les travailleurs, les communautés et la vitalité de l’économie de toutes les régions du Québec. Finalement, nous assurons le gouvernement du Canada de notre appui dans les actions qu’il mettra en place pour l’atteinte de cet objectif.

Signataires

Jean-Pierre Boivin, président, Alliance Forêt Boréale ; François Vaudreuil, président, Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ; André Tremblay, président-directeur général, Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) ; Yves-Thomas Dorval, président-directeur général, Conseil du patronat du Québec (CPQ) ; Alain Lampron, président, Fédération de l’industrie manufacturière CSN ; Stéphane Forget, président-directeur général par intérim, Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) ; Daniel Boyer, président, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ; Richard Lehoux, président, Fédération québécoise des municipalités (FQM) ; Éric Térault, président, Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) ; Alexandre Cusson, premier vice-président, Union des municipalités du Québec ; Renaud Gagné, directeur, Unifor-Québec, vice-président FTQ.

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