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Prévisions salariales 2022 : des augmentations gonflées par la pénurie de main-d’oeuvre

Publié le 28 septembre 2021
Conseil du patronat
Incarner la voix des employeurs du Québec.
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MONTRÉAL, le 28 septembre 2021 – Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) tenait aujourd’hui son Colloque sur les prévisions salariales 2022, un rendez-vous incontournable pour connaître les tendances salariales de l’année à venir. Dans un contexte d’inflation et de pénurie de main-d'œuvre, la pression sur les salaires se confirme : les employeurs du Québec prévoient accorder une augmentation salariale moyenne entre 2,9 et 3,1% en 2022 (excluant les gels), selon les enquêtes. C’est plus généreux que la moyenne canadienne.

« Le scénario qui se dessine n’est pas sans susciter certaines craintes : confrontées à une pénurie de main-d’œuvre plus grave au Québec, les entreprises d’ici doivent rivaliser et offrir des rémunérations de plus en plus généreuses, en plus des autres conditions de travail, pour attirer et retenir les travailleurs. Ceci vient amplifier les pressions inflationnistes observées dans différents secteurs d’activités », déclare Mme Norma Kozhaya, vice-présidente à la recherche et économiste en chef du CPQ.

Signe que l’économie reprend du mieux, les employeurs prévoient notamment de moins en moins de gels de salaire. En 2021, ils étaient 10 % à y avoir recours. En 2022, ils ne sont plus de 5 % à prévoir cela.

Les technologies, la construction et le commerce de gros se démarquent

Le domaine des technologies, en proie à une importante pénurie de travailleurs, connaîtra la plus forte augmentation salariale avec une moyenne de budget de 3,7 %. La construction et le commerce de gros, tout autant affectés par le manque d’employés, auront aussi des perspectives intéressantes d’augmentation.

Preuve à l’appui, selon l’une des enquêtes, la majorité des organisations (70 %) ont dû ajuster la rémunération à l’entrée pour recruter du personnel qualifié. 9 entreprises sur 10 ont observé une tendance à la hausse de la surenchère à l’embauche, notamment pour les emplois en production et en finance.

« Le phénomène de rareté pousse les entreprises à compétitionner les unes avec les autres pour garder leurs employés et en recruter de nouveaux. Or, la capacité de payer des employeurs est limitée et pourrait compromettre leur compétitivité et leur croissance à long terme. Les employeurs ont ainsi besoin de trouver un équilibre dans leur stratégie de rémunération. Il faut garder à l’œil comment la situation va progresser si l’on veut demeurer concurrentiel à l’échelle mondiale », conclut M. Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Le document a été produit en collaboration avec les firmes Solutions Mieux-être LifeWorks auparavant Morneau Shepell, Mercer, Normandin Beaudry, PCI Rémunération-conseil et Willis Towers Watson de même que le Regroupement Loisir et Sport du Québec : le Dossier spécial des prévisions salariales 2022.

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Source : Victoria Drolet
Attachée de presse
Conseil du patronat du Québec
[email protected]
Cell. : 438-888-3312

À propos du CPQ : Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic.

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