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Mise à jour économique fédérale : un environnement d’affaires compétitif au cœur des demandes du CPQ

Publié le 20 novembre 2018
Conseil du patronat
Incarner la voix des employeurs du Québec.
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Montréal, le 20 novembre 2018 – « Les efforts du Canada devraient être concentrés à revitaliser un environnement d’affaires qui a jadis déjà été sa marque de commerce et l’envie de plusieurs juridictions dans le monde » affirme Yves-Thomas Dorval, PDG du CPQ (Conseil du patronat du Québec), à quelques jours du dépôt de la mise à jour économique fédérale. La compétitivité canadienne a perdu du terrain, notamment face à la nouvelle politique fiscale et réglementaire du voisin américain, qui permet aux entreprises de bénéficier d’un taux d’imposition sur l’investissement très concurrentiel.

Différents enjeux qui occupent les employeurs du Québec mériteraient de faire l’objet d’une attention particulière de la part gouvernement.

Finances publiques, réglementation et fiscalité

Le Canada n’a pas la même masse critique que les États-Unis ou d’autres pays d’Europe ou d’Asie. Sa compétitivité internationale est donc tributaire d’un environnement fiscal et réglementaire avantageux. PME et grandes entreprises méritent un traitement favorable et équitable en termes de taux d’imposition, de réglementation, de mesures incitatives ou de mécanismes de compensation qui soient propices à leur croissance et compétitivité.

De plus, des cibles de retour à un équilibre budgétaire sont nécessaires face à la possibilité d’une fin de cycle économique. Le CPQ demande aussi depuis longtemps la mise en place de règles fiscales pour le commerce en ligne, qui puissent répondre aux failles du régime actuel.

Travail, main-d’œuvre et employeurs

La rareté de main-d’œuvre est actuellement l’enjeu principal des employeurs. Pour pallier aux lacunes grandissantes en plusieurs secteurs de l’économie, différentes solutions complémentaires doivent être mises à contribution, dont notamment l’immigration économique et la formation des travailleurs d’aujourd’hui et de demain, où une collaboration avec le milieu des affaires est incontournable.

Le CPQ invite le fédéral à prévoir des enveloppes destinées aux employeurs et à mettre à disposition des entreprises des outils et des programmes incitatifs pour faciliter l’inclusion de travailleurs potentiels issus de différents bassins dans les milieux de travail, telles que les personnes issues des communautés autochtones ou souffrant d’un handicap, par exemple. De plus, il tient à prévenir le gouvernement que la volonté de revoir la législation du travail pourrait engendrer des coûts et des défis administratifs et opérationnels majeurs pour les entreprises, comme on le voit au Québec et en Ontario.

Développement économique, infrastructures et commerce international

L’organisme avait bien accueilli le plan d’investissement dans les infrastructures et son importance économique et sociale, ainsi que la politique sur l’innovation visant à maintenir la position du Canada dans ses créneaux d’excellence ou émergents, dont on retient également l’initiative des supergrappes d’innovation. Il demande cependant de s’attaquer aux lacunes en termes d’infrastructures numériques, cruciales si l’on veut connecter les territoires et prémisses nécessaires à toute ambition de développement.

Le Canada fait bien en matière de relations commerciales internationales. Il est d’ailleurs le seul pays à pouvoir offrir des accords commerciaux avec trois continents, entre deux océans. Et, en général, le bilan de la négociation du nouveau AEUMC est somme toute positif. Cela dit, le Canada pourrait mieux faire en matière d’accompagnement des entreprises dans leurs projets d’exportation ou d’expansion à l’international.

Enfin, le CPQ retient la volonté du gouvernement fédéral en matière de réduction de l’empreinte carbone du Canada mais veut rappeler que le Québec agit déjà en fer de lance parmi toutes les provinces. Le Canada devrait le reconnaître et le valoriser par un encouragement financier qui tienne compte de ces efforts, des gains obtenus et des investissements encourus.

« Dans un marché économique mondial soumis à une concurrence accrue par le foisonnement de nouvelles technologies et à la politique fiscale agressive des États-Unis, le gouvernement du Canada doit offrir aux entreprises, ces créatrices de prospérité, des leviers financiers et des mesures fiscales dont elles ont besoin pour rester compétitives », de conclure, M. Dorval.

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Source :
Nadine Légaré
Conseillère principale – Communications et relations médias
Conseil du patronat du Québec [email protected]
Bureau : 514-288-5161 poste 243
Cell. : 514-265-5471

Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit aussi la vaste majorité des associations patronales sectorielles, ce qui en fait la seule confédération patronale du Québec. Il représente directement et indirectement plus de 70 000 employeurs de toutes tailles, tant du secteur privé que public, ayant des activités au Québec.

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