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Mise à jour économique du gouvernement fédéral: faire les bons choix pour retrouver le chemin de la prospérité

Publié le 27 novembre 2020
Conseil du patronat
Incarner la voix des employeurs du Québec.
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Montréal, 27 novembre 2020 – À la veille de la mise à jour économique du gouvernement fédéral de L’honorable Chrystia Freeland, Vice-première ministre et ministre des Finances, le CPQ (Conseil du patronat du Québec) rappelle plusieurs de ses recommandations qui permettront d'encourager de manière optimale la relance de l’économie canadienne afin de retrouver la croissance d’avant pandémie et de répondre aux besoins des entreprises dans les secteurs les plus durement touchés.

« À l’heure où tous les pays du monde investissent massivement pour la relance de leur économie, le Canada a l’occasion de se démarquer en posant les bons gestes qui permettront de retrouver plus rapidement le chemin de la prospérité et de la croissance. En misant sur la formation des travailleurs, en stimulant les investissements privés et publics, en encourageant l’innovation, en déployant une stratégie pour le secteur de l’aéronautique, en supportant l’écosystème touristique, et en encourageant les initiatives vertes, le gouvernement agira en partenaire actif pour que nos entreprises s’inscrivent vers une relance durable », déclare M. Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Main-d’œuvre, formation et immigration

Les enjeux liés à la main-d'œuvre doivent faire l’objet d’une attention particulière du gouvernement. La formation et l’amélioration des compétences permettent notamment de faciliter l’employabilité des travailleurs des secteurs plus durement touchés et le virage numérique de toutes les entreprises.

Le CPQ rappelle que si l’on observe une augmentation du taux de chômage depuis quelques mois, de nombreux secteurs économiques vivent encore des pénuries de main-d'œuvre importantes et que le vieillissement de la population reste un défi supplémentaire à ce niveau.

Le CPQ recommande notamment de :

  • Favoriser la formation, notamment pour les compétences de base et numériques;
  • Accorder des sommes à la formation aux employeurs qui choisissent de profiter du ralentissement de l’économie pour se consacrer à la formation de leur personnel;
  • Garder une attention particulière à ce que les différentes mesures mises en place pour soutenir le revenu des individus, mesures certes indispensables dans le contexte, n’aient pas comme effet de décourager le travail;
  • Accélérer significativement le processus d’étude des dossiers d’immigration et celui de la résidence permanente;
  • Poursuivre les discussions avec les parties prenantes sur la modernisation du Régime d’assurance-emploi en misant sur les mesures actives.

Investissements privés et innovation

La relance économique ne peut se faire sans l’apport de l’investissement privé, ce qui nécessite des conditions favorables auxquelles le gouvernement peut sûrement contribuer, pouvant au passage attirer davantage d’investissements étrangers. Cela passe entre autres par une prévisibilité réglementaire qui n’alourdit pas indûment les processus et les coûts et par une fiscalité compétitive.

Le CPQ recommande notamment de :

  • S’assurer que la fiscalité applicable aux investisseurs, incluant les investisseurs étrangers soit compétitive comparativement à celle des pays de l’OCDE;
  • Étendre les dispositions concernant l’amortissement à tous les actifs;
  • Utiliser les contrats publics pour encourager davantage l’innovation, l’achat local et la réduction de l’empreinte carbone en ajoutant d’autres critères que le plus bas soumissionnaire;
  • Encourager davantage des projets structurants misant, entre autres, sur le potentiel technologique et visant notamment des domaines servant de piliers à l’économie du futur;
  • S’assurer que les différents programmes et mesures répondent aux besoins de toutes les entreprises selon leurs réalités incluant pour les grandes entreprises qui sont souvent au centre d'écosystèmes à forte valeur ajoutée et regroupant un grand nombre de PME;
  • Renforcer l’impact du crédit d’impôt pour la R&D.

Investissements dans les infrastructures

Les investissements dans les infrastructures, par leurs effets structurants à court et long terme, demeurent un ingrédient essentiel à la prospérité et à la relance. Comme il l’a fait par le passé, il pourrait s'assurer de la participation de tous les paliers de gouvernement afin que les projets choisis répondent aux besoins locaux. Cela est d’autant plus vrai étant les besoins existants à plusieurs niveaux dont : la transition vers une économie faible en carbone, la mobilité des personnes et la fluidité des transports au niveau intérieur et du commerce international, le logement social, les infrastructures numériques. Au chapitre du transport collectif, parmi les projets qui devraient bénéficier d’attention particulière on peut mentionner le financement de la gare du REM de l’aéroport de Montréal-Trudeau, et le prolongement du REM entre la gare de train Dorval et l’aéroport Montréal-Trudeau.

Répondre aux besoins des secteurs plus durement touchés

Malgré les efforts bien appréciés qui ont déjà été consentis par le gouvernement fédéral, force est de constater que de l’aide supplémentaire pour certains secteurs qui ont souffert et qui souffriront plus longtemps en raison de la nature des activités, tels que le domaine de l’aéronautique ainsi que le vaste secteur du tourisme de loisirs et d’affaires. Plusieurs de ces entreprises jouent un rôle de moteur économique dans les différentes régions, et constituent des piliers de l’économie du Québec et du Canada.

Le CPQ recommande ainsi de :

  • Bonifier et adapter la SSUC et la SUCL pour les entreprises de ces secteurs;
  • Adopter un programme d’appui financier aux entreprises de ces secteurs pour leur permettre de passer à travers la crise actuelle, notamment au niveau de leur liquidité, et en revoyant les différents frais et taxes imposés sans que cela entraîne un endettement excessif;

Finalement les mesures nécessaires pour la relance et pour le soutien des secteurs les plus durement touchés ne doivent pas occulter le besoin d’entamer dès à présent une réflexion sur un plan visant un contrôle des déficits et du poids de la dette publique afin de s’assurer de ne pas s’engager sur pente glissante.

« Le contexte n’est pas simple pour le gouvernement, nous le comprenons, alors qu’il doit à la fois assurer la sécurité des citoyens tout en soutenant les femmes et les hommes qui se lèvent chaque matin pour soutenir notre économie », rappelle M. Blackburn.

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Source : Arnaud Champalbert
Directeur – Affaires publiques et gouvernementales
Conseil du patronat du Québec
[email protected]
Cell.: 438 886-9804

À propos du CPQ : Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic.

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