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Français : langue du travail - «Il n’y a pas péril en la demeure», selon le CPQ

Publié le 12 février 2020
Conseil du patronat
Incarner la voix des employeurs du Québec.
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Montréal, le 12 février 2020 – Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) a pris acte du projet de Loi modifiant la Charte de la langue française afin de préciser dans quelles circonstances un employeur peut exiger pour l’accès à un emploi ou à un poste la connaissance d’une langue autre que la langue officielle déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Bien que le CPQ appuie les employeurs dans leur démarche de faire du français la langue de travail, le projet de loi en question vient ajouter une obligation non nécessaire.

« Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, nous sommes perplexes devant les exigences que ce projet de loi ajoute aux employeurs, qui devront revoir l’organisation du travail », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. « Il y a certainement peu d’employeurs qui se priveraient actuellement d’embaucher des travailleurs disponibles pour combler des postes chez eux juste pour des questions de langue, à moins que ce soit complètement nécessaire. Faire autrement irait à l’encontre de l’intérêt même des employeurs. Nous croyons que la règlementation en place est suffisante et que le gouvernement doit miser davantage sur la sensibilisation que sur la législation. »

Effectivement, il existe déjà dans la loi des dispositions interdisant aux employeurs d’exiger une connaissance autre que le français à moins de démontrer que c’est nécessaire. Le nouveau projet de loi viendra s’immiscer dans l’organisation du travail d’un employeur créant des lourdeurs administratives et des questions d’interprétation inutiles. Ceci va à l’encontre des orientations gouvernementales en matière d’allègement réglementaire.

« Rappelons qu’au cours des dernières années, le fardeau réglementaire des employeurs a été considérablement alourdi par le gouvernement par différentes mesures comme celles introduites par la loi sur l’équité salariale ou les modifications apportées récemment à la Loi sur les normes du travail. Est-ce qu’il y aura une limite un jour? » termine M. Dorval.

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Source : Nadine Légaré
Conseillère principale – Communications et relations médias
Conseil du patronat du Québec
[email protected]
Bureau : 514-288-5161 poste 243
Cell. : 514-265-5471

À propos du CPQ : Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs de toutes tailles issus des secteurs privé et parapublic.

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