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Fin des travaux parlementaires à Ottawa: « Des efforts sincères par certains ministres, mais très peu d’attention aux préoccupations des employeurs en matière de travail », selon le CPQ

Publié le 21 juin 2019
Conseil du patronat
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Montréal, le 21 juin 2019 – Alors que les travaux parlementaires de la Chambre des communes du Canada sont sur le point de se terminer à Ottawa, le CPQ (Conseil du patronat du Québec) tire le constat général que certains ministres ont contribué de manière positive à la prospérité économique du Canada, mais qu’en ce qui concerne les dossiers en matière de travail, les préoccupations légitimes des employeurs n’ont pas été prises en considération et, à cet égard, le fardeau réglementaire indu s’alourdit de plus en plus.

« En début de session parlementaire, nous avions attiré l’attention sur le fait que le gouvernement doit démontrer qu’il comprend véritablement la réalité ainsi que les défis de compétitivité des entreprises, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières. Force est de constater que, malgré quelques mesures positives, cette démonstration n’a pas encore été faite, mettant à risque la croissance économique durable du Canada », affirme Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

Législation du travail

Au niveau de la législation du travail, c’est là que le bât blesse le plus fort. Le CPQ trouve déplorable de voir à quel point le gouvernement fédéral n’a porté aucune attention aux préoccupations des employeurs ainsi qu’à l’équilibre qui doit exister entre les besoins des travailleurs et ceux des employeurs. Les mesures adoptées par Ottawa témoignent d’un parti pris en faveur des syndicats et ont été teintées d’un préjugé défavorable au sujet des employeurs tout au long du mandat, mais plus spécifiquement cette année.

Main-d’œuvre et immigration

La disponibilité de la main-d’œuvre est un enjeu prioritaire pour les entreprises et le CPQ constate que, malheureusement, il n’y a pas eu d’avancées en ce qui concerne une entente entre le fédéral et le Québec sur l’immigration, tout en mentionnant que cette question concerne les deux paliers de gouvernement. Alors que les délais sont toujours aussi et même plus longs, surtout en ce qui concerne l’immigration temporaire, nous aurions aimé voir plus de souplesse dans la manière de traiter les dossiers, une simplification dans la lourdeur administrative et une accélération des délais de traitement.

En ce qui a trait à la formation de la main-d’œuvre, bien que nous apprécions l’accent mis sur la formation dans le dernier budget, dont l’offre aux travailleurs d’une allocation pour la formation, le CPQ aurait souhaité que des crédits de cotisation à l’assurance-emploi soient aussi offerts à tous les employeurs qui offrent de la formation. Toutefois, nous nous réjouissons de l’annonce faite hier sur l’entente entre le fédéral et le Québec.

Finances publiques

Le CPQ regrette de voir que le gouvernement n’a toujours pas de plan pour le retour à l’équilibre budgétaire, alors que pointent à l’horizon des signes de plus en plus préoccupants de récession économique.

Défis publics

Le CPQ souligne les investissements en infrastructures, dont ceux pour le transport en commun, et dans les infrastructures numériques, surtout en régions. Par contre, nous déplorons que l’élaboration d’ententes satisfaisantes en matière d’infrastructures prenne toujours plus de temps avec le Québec qu’ailleurs au pays, un exemple étant l’atterrissage du financement pour le Projet de réseau structurant de la Capitale-Nationale. Toutefois, le CPQ tient à féliciter le ministre Champagne pour son dévouement. Motivé par le désir de trouver des solutions, il a été actif et à l’écoute des besoins du Québec.

Environnement et changements climatiques

Concernant la taxe sur le carbone, nous étions favorables à ce que le gouvernement établisse un prix sur le carbone pour l’ensemble du Canada, et croyons que la proposition du gouvernent fédéral permettait au Québec d’avoir un environnement d’affaires compétitif au Canada à ce chapitre. En outre, malgré la volonté de travailler sur l’allègement réglementaire, en ce qui concerne la réglementation environnementale, nous sommes toujours aux prises avec un double système d’évaluation environnementale et nous aurions espéré voir les processus simplifiés.

Moteurs de croissance

La création par le gouvernement fédéral des supergrappes représente un réel potentiel très intéressant, mais peut également être victime de dédoublement en raison d’initiatives similaires qui se font au niveau provincial. Espérons qu’un environnement efficient sera trouvé rapidement afin de pouvoir en profiter pleinement.

Sur une note positive, le CPQ tient à souligner à nouveau les efforts du gouvernement fédéral pour l’élaboration de la modernisation de l’accord de libre-échange du marché de l’Amérique du Nord ainsi que sur le dossier des tarifs douaniers. Tout au long de la période d’imposition des tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier par les États-Unis, le gouvernement a été attentif aux besoins des secteurs touchés. Par contre, beaucoup d’inégalités subsistent dans le dossier du bois d’œuvre qui aurait besoin de plus d’attention. De plus, le fédéral doit continuer à diversifier les marchés étrangers et d’accompagner les entreprises, car il est nécessaire que notre économie s’émancipe davantage de sa dépendance face aux États-Unis.

« Il restait quelques mois au gouvernement en place pour faire la démonstration qu’il peut aider le Canada à rester compétitif et productif. Selon nous, malgré des initiatives louables de certains ministres, les besoins des employeurs n’ont pas reçu l’écoute qu’ils méritent ni les mesures nécessaires afin de participer pleinement au développement économique du pays. La pause estivale fera place à un automne électoral rempli de promesses. Soyons pragmatiques : les besoins des employeurs du Québec doivent aussi être pris en compte. Notre prospérité collective en dépend », conclut M. Dorval.

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Source : Nadine Légaré
Conseillère principale – Communications et relations médias
Conseil du patronat du Québec
[email protected]
Bureau : 514-288-5161 poste 243
Cell. : 514-265-5471

À propos du CPQ : Créé en 1969, à l’issue d’un consensus dégagé entre les entreprises, les syndicats et le milieu universitaire, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs de toutes tailles issus des secteurs privé et parapublic.

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