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Fin des travaux à l’Assemblée nationale : le gouvernement doit continuer d’assurer des conditions gagnantes pour notre prospérité collective

Publié le 17 juin 2019
Conseil du patronat
Incarner la voix des employeurs du Québec.
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Montréal, le 17 juin 2019 – Alors que la session parlementaire à Québec vient de se terminer, le CPQ (Conseil du patronat du Québec) dresse un premier bilan des travaux de ces derniers mois. « Le gouvernement a fait la démonstration qu’il est prêt à agir concrètement dans des dossiers économiques névralgiques, mais il devra porter une attention particulière à la réalité et aux préoccupations des employeurs, notamment en matière de législation du travail, et ce particulièrement dans un contexte de rareté de main-d’œuvre », souligne le président-directeur général du CPQ, Yves-Thomas Dorval.

Main-d’œuvre

Sur le plan législatif, le CPQ a appuyé les objectifs généraux du projet de loi sur l’immigration, qui étaient de mieux arrimer les processus d’immigration avec les besoins en main-d’œuvre des employeurs. Toutefois, nous regrettons de constater qu’il y a des personnes déjà en sol québécois ou qui ont une offre d’emploi en main, comme des travailleurs temporaires ou des étudiants, qui ont vu leur dossier retardé et sont toujours dans l’attente d’une décision. Or le temps presse.

L’organisme constate également qu’il reste beaucoup de travail à faire pour adapter la grille de sélection aux besoins réels des employeurs et pour faciliter l’intégration des immigrants. Du côté de l’action gouvernementale, le CPQ est heureux de voir que le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale est très actif pour promouvoir des actions concrètes afin d’aider les employeurs à faire face au défi criant qu’est la rareté de main-d’œuvre.

Règlementation du travail

Le CPQ est inquiet de voir que l’Assemblée nationale a adopté des motions prosyndicales concernant des enjeux en matière de législation et de règlementation du travail, incluant les questions de santé et sécurité au travail ainsi que des régimes de retraite, sans avoir pris assez en compte les inquiétudes légitimes et concrètes des employeurs. Par le fait même, le CPQ est préoccupé par l’augmentation du fardeau règlementaire des employeurs qui est en train de se mettre en place au Québec, notamment sur le projet de règlement concernant les agences de placement.

Finances publiques

En général, nous sommes satisfaits de voir que les finances publiques sont toujours en bon ordre et qu’elles devraient le demeurer au moins pour quelques années. Dans le dernier budget, le CPQ a appuyé plusieurs éléments répondant à des demandes et à des priorités identifiées par l’organisme, comme l’éducation, la réponse aux besoins de main-d’œuvre et les mesures incitatives de développement économique pour les entreprises. Par contre, en tant qu’employeur lui-même, le gouvernement devra trouver la main-d’œuvre nécessaire pour faire atterrir ses différentes orientations, notamment en santé, en éducation, en infrastructures, etc.

Défis publics

Le CPQ se réjouit de constater que plusieurs projets sont à l’étude ou en train de se mettre en place en matière d’infrastructures, et il attend avec beaucoup d’intérêt les développements concernant le projet structurant de transport en commun pour la région de Québec. Il prend aussi acte des orientations du gouvernement annoncé concernant la restructuration de certaines fonctions au niveau du Conseil du Trésor et de l’administration publique, qui devraient avoir un impact sur l’agilité de l’État.

Environnement et lutte aux changements climatiques

Le CPQ appuie les orientations gouvernementales qui visent à décarboniser notre économie par le recours à notre électricité, et ce, tant chez nous que dans les juridictions voisines. Par contre, bien que l’électrification soit souhaitable et réalisable pour certaines activités, il faudra aussi compter sur l’apport d’autres filières, tant en raison de leur potentiel économique, qu’en raison de leur impact positif sur la réduction des GES et parce qu’elles répondent à des besoins spécifiques tels que le transport lourd de marchandises ou des processus industriels. Pensons, notamment, à la filière des biocarburants, de la biomasse, et au potentiel sous-exploité que représente le gaz naturel renouvelable ou encore l’économie circulaire.

Moteurs de croissance

Le CPQ a salué le dépôt du projet de loi proposant la restructuration d’Investissement Québec qui augmente la puissance de ce moteur économique du Québec. Cela devrait permettre une intervention directe pour le développement des entreprises d’ici, qui appuie la croissance, l’amélioration de la productivité et la diversification de nos exportations, tout en augmentant la capacité du Québec d’attirer des investissements étrangers. « Le gouvernement ne doit pas oublier l’ensemble des secteurs qui composent notre tissu économique, et non uniquement sur ceux à grande valeur ajoutée, car ils sont tous essentiels à notre prospérité et permettent d’assurer le bien-être de l’ensemble des citoyens, particulièrement en régions », conclut M. Dorval.

À suivre en automne

Plusieurs dossiers importants pour le CPQ n’ont pas ou peu fait l’objet des discussions à l’Assemblée nationale ce printemps. Pensons à l’amélioration de la capacité l’État à répondre aux besoins des citoyens, notamment dans le domaine de la santé, ainsi que la création d’une grappe industrielle dans le secteur de la construction du Québec. Le CPQ suivra ces dossiers lors de la reprise des travaux cet automne.

Les priorités du CPQ sont directement inspirées de sa plateforme économique 2018-2021. Pour en prendre connaissance, cliquez ici.

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Source : Nadine Légaré
Conseillère principale – Communications et relations médias
Conseil du patronat du Québec
[email protected]
Bureau : 514-288-5161 poste 243
Cell. : 514-265-5471

À propos du CPQ : Créé en 1969, à l’issue d’un consensus dégagé entre les entreprises, les syndicats et le milieu universitaire, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs de toutes tailles issus des secteurs privé et parapublic.

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