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AVIS AUX MÉDIAS – Développement durable des territoires, le Conseil du patronat tient à préciser ses propos

Publié le 30 janvier 2015
+ Information additionnelle
Montréal, le 30 janvier 2015 – Le Conseil du patronat du Québec a présenté hier ces commentaires à la Commission des transports et de l’environnement de l’Assemblée nationale, dans le cadre des consultations particulières et auditions publiques sur le projet de Stratégie gouvernementale de développement durable révisée 2015-2020 (SDD).

Suite aux auditions du 29 janvier sur la stratégie gouvernementale de développement durable 2015-2020, le Conseil du Patronat du Québec a reçu plusieurs commentaires à l’égard d’éléments contenus dans l’objectif 4.2 et tenait à préciser davantage sa pensée et la portée de ses recommandations dans le contexte du développement durable. Pour cette raison, cette section a été modifiée.

Plusieurs commentaires négatifs concernaient la nature de la proposition du CPQ et c’est pourquoi nous tenions à corriger le tir.

Toutefois, plusieurs autres commentaires constructifs nous ont été acheminés pour souligner la pertinence d’avoir soulevé ces enjeux et la nécessité de pouvoir en discuter avec ouverture.

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L’extrait de la section 4.2 modifiée :

4.2 Renforcer les capacités des collectivités dans le but de soutenir le dynamisme

La SDD annonce : « la mise en oeuvre de mesures et de programmes qui soutiennent le développement socioéconomique des collectivités dans une perspective de développement durable ». (page 57)

Les déterminants naturels de l’occupation du territoire - L’occupation d’un territoire originellement inhabité découle normalement du fait qu’il possède un actif inamovible, dont l’exploitation par le génie et le travail des hommes crée de la richesse. Ces actifs inamovibles sont, traditionnellement, une ressource naturelle comme la terre arable, une forêt, un gisement minéral ou, au Québec notamment, un site hydraulique, un site naturel comme une montagne ou une plage. Enfin, d’autres lieux sont occupés en raison du fait que leur emplacement permet le commerce. L’existence d’un tel actif inamovible attire des ressources humaines qui, elles, sont mobiles. Il peut aussi y avoir un mouvement contraire : celui de la dévitalisation. Depuis un siècle, la structure industrielle a connu de multiples transformations. Au Québec, la hausse de la productivité agricole a libéré des centaines de milliers de travailleurs qui ont migré vers d’autres localités, fournissant la main-d’oeuvre nécessaire à l’essor d’autres secteurs industriels. Dans d’autres secteurs, comme celui de la forêt, c’est la baisse structurelle de la demande, combinée à des améliorations de la productivité et à des crises conjoncturelles, qui entraîne une réduction des activités et des besoins en main-d’oeuvre. À l’échelle locale, l’épuisement de certaines ressources naturelles, comme une mine ou un banc de pêche, a libéré également des milliers de travailleurs. Un grand nombre d’entre eux, après un temps d’hésitation pendant lequel ils ont pu espérer trouver du travail localement sans avoir à se relocaliser, se sont résolus à déménager vers des localités où ils pouvaient en trouver.

La dévitalisation graduelle de certaines municipalités entraîne évidemment une situation difficile pour les travailleurs et les commerçants qui continuent d’y demeurer. C’est pourquoi, dans un tel contexte, les pouvoirs publics et les parties prenantes doivent travailler ensemble à la mise en place de solutions durables. Le niveau de vie et la qualité de vie des citoyens, peu importe la localité ou la communauté, dépendent de l’activité économique générant des emplois et donc des salaires et des revenus décents. Il en va de même pour l’aménagement du territoire où les différents enjeux tant économiques, sociaux qu’environnementaux, doivent faire l’objet d’une approche globale et cohérente. C’est d’ailleurs pour ces raisons que le Conseil du patronat du Québec a fréquemment appuyé, et continuera de le faire, des projets et des initiatives de développement économique dans les régions touchées.

Le Conseil du patronat du Québec invite le gouvernement à prioriser son intervention dans de telles situations pour aider à la création d’emplois économiquement viables, développer l’employabilité des personnes en âge de travailler dans ces localités, par l’acquisition des compétences nécessaires pour occuper ces emplois, et pour aider ces travailleurs à avoir accès à ces emplois selon les disponibilités.

En ce qui concerne l’approche globale, signalons, enfin, l’objectif 7.1 de la SDD, qui observe que : « La planification des transports et l’aménagement du territoire sont interdépendants et interagissent l’un sur l’autre. En ce sens, des milieux denses, diversifiés et des aménagements axés sur le transport collectif et actif permettent d’optimiser les réseaux de transports collectifs et actifs, tout en améliorant la mobilité des personnes. » (page 62)

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Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit aussi la vaste majorité des associations patronales sectorielles, ce qui en fait la seule confédération patronale du Québec. Il représente directement et indirectement plus de 75 000 employeurs de toutes tailles, tant du secteur privé que public, ayant des activités au Québec.

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Renseignements :
Benjamin Laplatte
Conseiller principal - Communications
Cell. : 438.886.9804
[email protected]
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