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De l’indignation à l’action pour 2018

Le début d’une nouvelle année, c’est un moment propice pour faire le point et réfléchir au chemin parcouru au cours de la dernière année, tant sur la plan personnel que professionnel. On se remémore ses bons coups, les défis que l’on a relevés avec brio et les nouvelles personnes rencontrées qui nous ont permis d’aller plus loin. Et on se penche aussi sur les moments plus difficiles, ces moments qui nous mettent à l’épreuve, qui nous sortent des sentiers battus et qui repoussent nos limites.

Les échos de celles qui ont brisé le silence

Je ne sais pas pour vous, mais en faisant l’analyse de l’année 2017, il a été difficile pour moi de ne pas songer à la vague de dénonciations d’inconduite et de violence sexuelles en milieu de travail. Ce thème a tant marqué l’actualité que le magazine Time a décerné à toutes celles et ceux qui ont « brisé le silence » face au harcèlement sexuel, le titre de « Personnalité de l’année » 2017. Que dire des mouvements de solidarité comme #MoiAussi et #MeToo qui ont eu des répercussions à travers la planète.

La parole comme moteur de changement

Au fil des semaines, j’ai passé à travers une vaste gamme de sentiments : indignation, frustration, impuissance, empathie, tristesse. Puis, je me suis dit que ces dénonciations devaient servir à quelque chose de positif et devenir un puissant moteur pour changer une culture d’abus de pouvoir qui n’a aucune raison d’être. Que le courage de dénonciation de ces femmes et de ces hommes devait nous permettre de prendre conscience de la gravité et de l’impact de ces situations inacceptables. Ces inconduites sexuelles ont trop longtemps été tolérées ou cachées, par peur de représailles. Grâce à la prise de parole des victimes, nous sommes maintenant tous plus sensibles face à ces actes répréhensibles.

Des actions pour soutenir

Déjà, des actions ont été entreprises. Par exemple, le gouvernement du Québec a alloué des ressources financières supplémentaires aux centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et donnera accès à des ressources psychologiques gratuites. En novembre, le gouvernement fédéral a déposé un projet de loi visant à renforcer les dispositions du Code canadien du travail au moyen d’une approche globale visant à éliminer toutes les formes de harcèlement et de violence en milieu de travail pour le personnel sous réglementation fédérale et les milieux de travail parlementaires. Des regroupements d’humoristes organisent des événements bénéfices. Aux États-Unis, 300 célébrités créent un fonds pour les victimes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. Toutes ces initiatives permettront de soutenir les personnes qui en ont grandement besoin.

Pour passer de l’indignation à l’action

Et mon souhait pour 2018 : passer de la parole aux actes, de l’indignation à l’action. J’invite chacun et chacune d’entre nous, au-delà de la prise de conscience, à réfléchir sur ce que nous pouvons faire pour que nos milieux de travail soit plus respectueux. Quelles actions peut-on entreprendre, quels gestes peut-on poser au quotidien pour rendre notre environnement au travail plus sain, plus humain, plus harmonieux et donc plus productif?

Éliminer l’environnement de travail toxique

Oui… oui… plus productif! Car soyons réalistes, le climat de travail a un impact majeur sur la productivité de nos entreprises, sur la capacité d’innovation et de créativité. Difficile de donner le meilleur de soi dans un environnement de travail toxique. Et les femmes peuvent et doivent y jouer un rôle important. Non pas en assumant seules toute la responsabilité, ce serait une erreur, mais bien en assurant un leadership exemplaire dans l’amélioration des conditions de travail.

Pour une société plus humaine et plus prospère

Plus largement, les femmes doivent également prendre leur place et participer activement à la transformation sociale, économique et juridique enclenchée par les dénonciations de l’automne dernier. Par solidarité, parce que les victimes sont majoritairement des femmes, mais aussi pour vivre dans une société plus humaine, plus respectueuse, plus égalitaire et plus prospère.

L’égalité pour atteindre la prospérité

En bout de ligne, la prospérité économique des femmes passe notamment par l’égalité entre les sexes. Et cette égalité n’est possible que dans le respect des uns envers les autres. Au fur et à mesure que les changements s’amorcent, que la sensibilisation prend de l’ampleur, soyons fiers des progrès réalisés et restons à l’affut des défis complexes qu’il reste à relever. Que 2018 nous rapproche davantage de l’égalité et de la prospérité, pour toutes les femmes, dans toutes les sphères de notre société.

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