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Moteurs de croissance

Enjeu

Depuis le début des années 2000, la croissance économique du Québec n’a que rarement dépassé le taux annuel de 2 %, alors qu’elle pouvait aller au-delà de 4 % dans les années 1980 et les années 1990. Sous l’effet de la mondialisation de l’économie, du vieillissement de la population et des impératifs du développement durable, il est possible que le rythme de l’économie ait en effet changé d’échelle et que la croissance du PIB requière davantage de patience. Cependant, et quel que soit ce rythme, le progrès économique a besoin de cycles de croissance positifs nets pour conforter la confiance des entreprises et stimuler l’investissement, tant pour le dynamisme de l’innovation que pour contrer la dépréciation du capital.

Le CPQ fait ainsi de l’accélération concrète des moteurs de croissance une priorité, car cette accélération est nécessaire pour enregistrer des gains tangibles sur le plan de la productivité, principal déterminant du niveau de vie et condition minimale d’une réduction à long terme des inégalités.

L’ensemble de la plateforme 2018-2021 du CPQ s’aligne en faveur d’une augmentation généralisée de l’investissement des entreprises. De l’assouplissement réglementaire à l’allègement fiscal, des enjeux de main-d’œuvre aux défis environnementaux, le CPQ s’applique à défendre les conditions d’affaires qui renforcent la compétitivité et l’attractivité de l’économie québécoise.

Plus spécifiquement, le CPQ favorisera :

  • la création et la croissance des PME, l’appui à leur internationalisation et à leur capacité de multiplier les expertises, une exigence certainement plus importante dans le nouveau contexte technologique,
  • l’innovation dans les grandes entreprises, car le CPQ croit que l’économie du Québec doit mieux bénéficier des leviers de l’innovation corporative,
  • l’accès accru aux marchés externes pour toujours mieux s’inscrire dans les chaînes de valeur internationales et mieux garantir au Québec son statut d’exportateur net,
  • la diversité économique, dans le sens d’une évolution industrielle plus prospective et permettant à chacun des secteurs d’activité de gagner en valeur ajoutée.

Le Québec dispose de nombreux outils, programmes, stratégies et politiques de nature économique et sectorielle et dont les orientations ont souvent été saluées par le CPQ. Cependant, pour que ces orientations se traduisent par une performance accrue, la cohérence de l’intervention de l’État doit être complète. Dans une économie aux actifs de plus en plus immatériels, où la robotisation, la numérisation et l’intelligence artificielle occuperont une place prépondérante, des conditions insuffisantes ou limitant les investissements technologiques des entreprises constituent un frein au développement du capital humain. L’inverse est également vrai.

Ainsi, en cette période de transformation critique, le CPQ portera une attention toute particulière à la justesse et à l’efficacité de la politique économique. De plus, l’accompagnement des entreprises au niveau de l’expertise en matière de développement et de main-d’œuvre est une condition clé de l’utilisation optimale des moyens et programmes mis à leur disposition.

Objectifs 2018–2021

Défendre les conditions qui permettront une accélération tangible des moteurs de croissance que sont l'entrepreneuriat, l’innovation, l’internationalisation, la diversification et une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

1 — Entrepreneuriat
Défendre toutes les conditions qui permettront aux petites entreprises de croître dans un environnement concurrentiel changeant.

2 — Innovation
Reconnaître et promouvoir toutes les mesures et meilleures pratiques favorables à l’innovation, sous toutes ses formes, et valoriser davantage la propriété intellectuelle qui constitue, en soi, une grande valeur ajoutée.

3 — Marchés extérieurs
Favoriser la diversification des marchés et le développement de débouchés pour les exportateurs québécois, tout en défendant énergiquement l’accès au marché nord-américain dans un contexte de chaînes de valeurs intégrées.

4 — Diversité économique
Défendre le positionnement concurrentiel et l’évolution des industries stratégiques et soutenir toutes les mesures favorisant leur maturation et une production à plus forte valeur ajoutée.

1 — Entrepreneuriat

Défendre toutes les conditions qui permettront aux entreprises de croître.

  • Proposer la diminution des charges sociales dans les petites entreprises, afin de favoriser le développement de leurs activités.
  • Accompagner les PME dans la gestion et le développement de leurs ressources humaines, ainsi que dans la gestion des changements technologiques.
  • Faciliter le développement des compétences entrepreneuriales aux différents niveaux d’enseignement.
  • Envisager la mise en place d’un nouveau programme qui contribuerait à la capitalisation et au développement des petites entreprises. Par exemple, le régime d’épargne-actions RÉA avait démontré certains avantages, notamment pour favoriser l’entrée en bourse des petites entreprises.
  • Améliorer les conditions fiscales liées au transfert d’entreprise de manière à assurer le renforcement de l’entrepreneuriat familial au Québec.
  • Soutenir les incitatifs pour l’investissement dans les TIC afin de permettre un ajustement accéléré des modèles d’affaires des PME.
  • Réviser les politiques d’approvisionnement public en tenant compte des PME.

2 — Innovation

Reconnaître et promouvoir toutes les mesures et meilleures pratiques favorables à l’innovation, sous toutes ses formes.

  • Promouvoir les modèles de collaboration entre les grandes entreprises et les entreprises en démarrage afin d’encourager l’émergence de technologies québécoises.
  • Promouvoir les modèles de collaboration entre les entreprises et le milieu universitaire et de la recherche.
  • Évaluer l’efficacité et ajuster le crédit d’impôt à la R-D de manière à avoir un processus administratif plus rapide et des critères correspondant aux perspectives du marché.
  • Mettre à jour la législation relative à la propriété intellectuelle de manière à assurer la compétitivité du système d’innovation québécois.
  • S’assurer d’une bonne complémentarité des différents organismes et acteurs impliqués dans la chaîne de financement de la valorisation et de la commercialisation de l’innovation.
  • Veiller à l’atteinte des objectifs de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) et autres stratégies sectorielles dédiées à l’innovation.
  • Utiliser les marchés publics de façon stratégique pour favoriser l’innovation sous toutes ses formes et son intégration à tous les niveaux.

3 — Marchés extérieurs

Favoriser la diversification des marchés et le développement de débouchés pour les exportateurs québécois tout en défendant énergiquement l’accès au marché nord-américain dans un contexte de chaînes de valeurs intégrées.

  • Diversifier les marchés extérieurs, notamment dans le contexte de protectionnisme et de renégociation de l’ALENA, tout en sachant que les États-Unis demeureront un partenaire commercial majeur.
  • Demander l’évaluation et l’accélération de la réalisation des objectifs de la Stratégie québécoise de l’exportation 2016-2020.
  • Suivre l’application des accords commerciaux de manière à anticiper les écueils et les opportunités de l’industrie québécoise sur les marchés étrangers.
  • Accompagner les entreprises afin qu’elles tirent profit des débouchés découlant des nouveaux accords.
  • Suivre l’évolution du commerce interprovincial et l’harmonisation des cadres réglementaires dans la perspective d’une économie canadienne globalement plus intégrée et plus robuste.
  • Promouvoir l’investissement direct des entreprises québécoises à l’étranger et l’importation de nouvelles technologies comme moyens de mieux intégrer les chaînes de valeur mondiales.

4 — Diversité économique

Défendre le positionnement concurrentiel et l’évolution des industries stratégiques, et soutenir toutes les mesures favorisant leur maturation et une production à plus forte valeur ajoutée.

  • Établir un tableau de bord des conditions d’investissement qui prévalent au Québec et l’attraction des investissements directs étrangers.
  • Soutenir les synergies favorables à la consolidation et à la performance des grappes industrielles, des stratégies sectorielles ou des créneaux d’excellence sur tout le territoire, notamment en suivant l’évolution de leur performance économique et en proposant des actions complémentaires aux orientations initiales.
  • Défendre chacun des secteurs face à un fardeau législatif et fiscal qui pourrait être défavorable à leur croissance.
  • Défendre les conditions nécessaires à l’accumulation des actifs immatériels, en particulier intellectuels, au sein des entreprises afin de promouvoir la montée en gamme de leur production.

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