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Se donner le goût de prospérer au Québec! Étude sur la prospérité #1

Published on March 10th 2015
Conseil du patronat
Incarner la voix des employeurs du Québec.
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Première étude lancée par le CPQ dans le cadre de sa campagne PROSPERITE.QUEBEC et faisant l’analyse des atouts et des lacunes du Québec en matière de prospérité économique.

Sommaire

La prospérité est comprise généralement comme synonyme de richesse. Selon le dictionnaire Larousse, c’est l’état de ce qui est marqué par l’expansion et l’abondance. Une société est prospère si elle crée de la richesse et si cette richesse assure une meilleure qualité de vie à la majorité sinon à la totalité de sa population. Les gains peuvent varier d’un individu à l’autre, mais tous doivent avoir le sentiment de progresser ou de pouvoir le faire dans un avenir prévisible. La prospérité doit aussi être durable : elle ne saurait se limiter à une période de haute conjoncture et elle doit profiter aux générations à venir autant qu’aux citoyens actuels. La prospérité doit être prolongée et reposer sur des fondations durables qui assurent la pérennité des acquis.

Niveau de vie et qualité de vie sont étroitement liés. La population n’aura pas le sentiment d’appartenir à une société prospère si elle n’a pas atteint un certain niveau de richesse matérielle qui permet de répondre aux besoins essentiels en matière de santé, d’éducation, de justice, de sécurité et de services publics, ou si les infrastructures matérielles sont insuffisantes ou délabrées. De plus, l’impression de prospérité sera d’autant élevée que les revenus seront en croissance.

La performance du Québec en matière économique est plutôt ordinaire comparativement au reste de l’Amérique du Nord et à bon nombre de pays développés. En revanche, les Québécois ont accès à une vaste gamme de services publics et témoignent d’un sentiment de bien-être supérieur aux moyennes observées dans le reste du Canada et ailleurs dans le monde. Cependant, le haut niveau de satisfaction des Québécois à l’égard de leur qualité de vie ne doit pas être tenu pour acquis. Différents facteurs font en sorte que le niveau et la qualité de vie actuels du Québec pourraient régresser à moyen terme : évolution démographique, perte de compétitivité, état précaire des finances publiques, etc. Des enquêtes internationales montrent que le sentiment de bien-être des populations tend à baisser si les revenus cessent de croître. En ce domaine, il semble que qui n’avance pas recule. Les Québécois doivent donc faire en sorte que leur niveau de vie progresse s’ils ne veulent pas voir s’abaisser leur haut niveau de satisfaction et leur bonheur de vivre.

Pour augmenter leur prospérité, les Québécois doivent combler certaines lacunes en matière d’entrepreneuriat et de productivité, et ils doivent relever les défis posés par l’évolution démographique et une concurrence mondiale accrue. Heureusement, ils peuvent compter sur plusieurs atouts importants : une main-d’oeuvre scolarisée, des ressources abondantes, une situation géographique avantageuse, une structure industrielle diversifiée, des leaders mondiaux dans différents domaines et un pôle francophone en Amérique.

La recherche d’une prospérité accrue ne peut être autre qu’un projet collectif qui mobilise les efforts non seulement des gouvernements, mais également des entreprises, des travailleurs et de l’ensemble des citoyens. Tous, dans leurs sphères respectives et avec leurs moyens propres, doivent prioriser l’émergence d’un Québec plus favorable à l’entrepreneuriat ainsi qu’à la croissance des entreprises et leur compétitivité.

En somme, il s’agit de reconnaître le rôle essentiel d’une prospérité dont tous bénéficieront, à la fois directement par les emplois et les revenus générés et aussi, indirectement, en créant un niveau de richesse collective qui permettra aux Québécois de profiter d’un haut niveau de qualité de services publics, notamment en matière de santé, d’éducation, de culture et de transport.

Norma Kozhaya
Vice-présidente à la recherche et économiste en chef
Conseil du patronat du Québec

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