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L’économie doit être l’enjeu des élections cet automne

Lettre ouverte cosignée par Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ, publiée dans Le Soleil le 27 août 2022.

À tous les chefs et cheffes des partis politiques. Au cours des prochains jours, vos caravanes partiront dans les quatre coins du Québec pour aller à la rencontre des citoyens et citoyennes. Vous rencontrerez des familles, des dirigeant.es d’entreprises, des jeunes, des aîné.es, etc. La beauté d’une campagne électorale demeure dans l’exercice de débattre, de lancer de nouvelles idées pour faire avancer le Québec et proposer une vision de l’avenir.

En tant qu’associations patronales et dirigeants d’entreprises, notre souhait est que les partis politiques proposent des idées en faveur d’une prospérité inclusive et durable pour faire face à nos plus grands défis. C’est votre chance de pouvoir nous montrer comment le prochain gouvernement compte gérer la situation. C’est votre chance de nous montrer qui est le parti de l’économie. Qui s’engage à assurer un environnement d’affaires, fiscal et réglementaire favorable? Qui mettra de l’avant une saine compétitivité qui permettra aux entreprises de croître? Votre leadership doit servir à renforcer l’innovation et son intégration, le virage technologique et numérique dans tous les secteurs. L’économie doit en même temps être plus résiliente et verte, et qu’elle aide à faire face aux défis, de la lutte aux changements climatiques en passant par le vieillissement de la population.

Vous devriez aussi surtout répondre aux enjeux de main-d’œuvre. Parce que la pénurie de main-d’œuvre, elle touche tous les secteurs de l’économie. Elle est l’affaire de tous, quelle que soit l’affiliation politique ou la région concernée. C’est le plus gros défi de notre société pour les dix prochaines années. La solution miracle n’existe pas, mais il faut avoir un plan pour l’avenir.

Les employeurs ont besoin d’un coup de pouce pour affronter le manque de main-d’œuvre généralisé. L’enjeu est si pressant qu’il n’y a plus de gêne à dire que les CV se font rares, que les postes à pourvoir ne trouvent pas preneurs, qu’il faut choisir judicieusement les contrats et composer avec des délais prolongés chez les fournisseurs et les partenaires. En régions, la pression se fait sentir encore davantage.

Les employeurs sont occupés à répondre à un seul besoin primaire afin de poursuivre leurs activités : recruter. L’innovation, la recherche, la transition verte et les projets d’expansion sont souvent relégués au second rang, à moins d’en avoir les moyens et les ressources.

Quand on arrive à former des équipes complètes, on fait face à d’autres embûches comme le manque de logements. En régions comme en villes, bon nombre d’employeurs ont pris la décision de se lancer dans la construction d’unités pour répondre à cette problématique et offrir un toit à leurs employés. Ce n’est certainement pas dans la mission première des employeurs.

Ces impacts se font sentir à la grandeur du Québec. Les régions sont particulièrement touchées par les effets du manque de main-d’œuvre et de logements.

L’économie québécoise se veut forte et compétitive. Elle veut affronter la concurrence mondiale et se démarquer, pourvu que ce soit à armes égales. Pour y arriver, on doit aider nos employeurs à relever ce défi. Il faut garantir la vitalité du Québec en entier et nous permettre de transformer toutes les occasions en opportunités. Notre Québec doit avoir les moyens de ses ambitions pour connaître la meilleure croissance.

Signataires :

  • Jean-François Arbour, ing, président, Association de la construction du Québec (ACQ)
  • Bernard Bigras, président-directeur général, Association des firmes de génie-conseil du Québec (AFG)
  • Karl Blackburn, président et chef de la direction, Conseil du patronat du Québec (CPQ)
  • Marc Cadieux, président-directeur général, Association du camionnage du Québec (ACQ)
  • Daniel Drapeau, président, Miralis
  • Marc Fortin, président-directeur général, Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA)
  • Kevin Morin, directeur général intérimaire, Conseil des entreprises en technologies environnementales du Québec (CETEQ)
  • Hélène Latulippe, directrice générale, Conseil économique de Beauce
  • Alain Mailhot, président-directeur général, Association Restauration Québec (ARQ)
  • Philippe Mailloux, directeur général, Chaudière-Appalaches économique
  • Arthur Nicolet, chef de la direction, Transdev Canada
  • Martin Soucy, président-directeur général, Alliance de l’industrie touristique du Québec
  • Mathieu St-Pierre, président-directeur général, Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES)
  • Jacques Tanguay, président et chef de la direction, Groupe Océan
L’économie doit être l’enjeu des élections cet automne