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Discours d’ouverture à Québec: une vision ambitieuse, mais freinée par la pénurie de main-d’oeuvre

Published on October 19th 2021
Conseil du patronat
Incarner la voix des employeurs du Québec.
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MONTRÉAL, le 19 octobre 2021 – À la suite du discours prononcé par le premier ministre François Legault cet après-midi, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) salue les ambitions énoncées notamment en matière d’éducation, d’économie verte, d’achat local et de virage numérique.

Le CPQ salue entre autres la création future de trois pôles mondiaux en environnement (production d’hydrogène vert, transport électrique et batteries). Ces pôles revêtent un potentiel unique pour les entreprises d’ici de rayonner. Le gouvernement a aussi réitéré son intention de créer des zones d’innovation dans différentes régions du Québec et promis l’Internet haute vitesse partout d’ici un an.

Un plaidoyer pour l’éducation et la formation

Le gouvernement vise à rehausser le taux de diplomation au Québec à 90 %. Il précise qu’il ajoutera des stages à la formation professionnelle et établira un programme de mentorat pour les jeunes.

« On souscrit totalement à l’objectif du gouvernement d’augmenter la diplomation des jeunes. La formation, l’éducation et l’amélioration des compétences sont des enjeux majeurs, et les entreprises sont d’ailleurs prêtes à y participer. Mais il faut rapidement s’attaquer au taux alarmant d’analphabétisme », déclare M. Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

La pénurie de main-d’œuvre : le gouvernement ne reconnaît pas la gravité

Les intentions gouvernementales risquent de se heurter rapidement à la pénurie de main-d'œuvre, laquelle n’est pas solutionnée et est encore présentée comme une bonne nouvelle par le gouvernement. Cette crise est pourtant l’enjeu numéro un des employeurs au Québec.

L’innovation, la transformation numérique et la requalification sont certes des éléments importants pour augmenter la productivité, mais ne demeurent que des solutions partielles étant donné l’ampleur de la pénurie de main-d’œuvre et l’urgence de pourvoir les 220 000 postes vacants. Cette crise, pire au Québec qu’ailleurs au pays à cause de la courbe démographique, freine la croissance des entreprises. Ces dernières sont contraintes de refuser des contrats et retardent – voire annulent - des investissements, faute d’effectifs. Les travailleurs issus de l’immigration sont exclus de l’équation, malgré les demandes répétées des entreprises et des employeurs partout au Québec.

« En privilégiant trois secteurs d’activités au détriment de tous les autres, le gouvernement oublie que les besoins en main-d’œuvre ne concernent pas seulement ses propres services, la construction, le génie et les technologies de l’information. J’invite le gouvernement à avoir une vision plus large qui tiendrait compte des besoins de l’ensemble des secteurs économiques et de toutes les régions. Il n’y aura pas de prospérité sans capital humain », conclut M. Blackburn.

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Source : Victoria Drolet
Attachée de presse
Conseil du patronat du Québec
[email protected]
Tel. : 514-288-5163 Cell. : 438-888-3312

À propos du CPQ : Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic.

Discours d’ouverture à Québec: une vision ambitieuse, mais freinée par la pénurie de main-d’oeuvre

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