La réduction du déficit avant les nouvelles dépenses
Lettre ouverte de M. Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec, Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Mme Martine Hébert, vice-présidente, Québec, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, et M. Simon Prévost, président des Manufacturiers et exportateurs du QuébecLe Journal de Montréal, 9 juin 2010, p. 26
Il y a certainement matière à réjouissance à constater que la croissance économique québécoise a été plus robuste que prévue au premier trimestre. Ce bon résultat, aussi ponctuel soit-il, ne doit toutefois pas nous détourner des grands défis auxquels font face l'économie et les finances publiques québécoises.
La croissance économique et les revenus de l'État étant directement corrélés, cette croissance imprévue apportera à l'État québécois des ressources additionnelles sur lesquelles il n'avait pas prévu pouvoir compter. Ce faisant, le gouvernement du Québec a un choix à faire : engendrer de nouvelles dépenses ou bien réduire d'autant le déficit prévu. Il va sans dire qu'à l'instar de nombreux Québécois, nous demandons la deuxième option.
Malheureusement, le gouvernement semble déjà disposé à consacrer une partie de l'excédent de revenus à bonifier son offre salariale à l'égard de ses employés. Le projet de loi 100, qui encadre la mise en œuvre des mesures du budget de mars dernier, prévoyait déjà que les augmentations puissent être bonifiées à partir de 2013-2014 si la croissance dépassait les prévisions. Aujourd'hui, on entend toutefois des rumeurs voulant que les augmentations salariales proposées puissent être bonifiées dès cette année. Ceci, à notre avis, serait une erreur.
Il convient en effet de rappeler les retards qu'accuse le Québec par rapport à ses voisins canadiens et américains en matière de productivité, de même que les défis démographiques qui sont plus aigus ici que chez eux. Nous sommes en outre déjà plus taxés et plus endettés que nos concurrents immédiats. En d'autres mots, nous devons redoubler d'ardeur par rapport à ces derniers pour équilibrer nos finances.
Pourtant, alors que plusieurs provinces ont réduit leurs dépenses pour cette année budgétaire et gelé les salaires de leurs fonctionnaires, notre gouvernement a plutôt choisi de miser sur une réduction de la croissance de ses dépenses et proposé des augmentations de salaire à ses employés.
Considérant l'ampleur du défi, les compressions annoncées dans le dernier budget étaient certainement un pas dans la bonne direction et nous les avons saluées. On peut et on doit toutefois poursuivre sur cette lancée et continuer de faire tout ce qui est nécessaire pour revenir le plus rapidement possible à l'équilibre financier.
Tant mieux si la croissance est au rendez-vous, profitons-en pour augmenter les chances de devancer l'atteinte de nos objectifs et non pour reprendre nos habitudes dépensières. Monsieur le premier ministre, nous vous invitons à résister au chant des sirènes et à garder le cap même si le vent s'améliore. C'est la seule voie responsable à emprunter.
Édition de mai 2012 • Rapport d'activité 2011 : un bilan des plus positifs qui se traduit en de nombreux gains tangibles pour les employeurs du Québec • Assemblée générale annuelle • Modernisation du régime de santé et de sécurité du travail • Colloque sur le projet de loi visant la modernisation du régime québécois de santé et de sécurité du travail • Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail...
Projet de loi 78 - Le président du Conseil commente. Le gouvernement a prévu dans le projet de loi différents moyens en ce qui concerne l'aspect académique qui semblent répondre aux besoins. Quant à l'ampleur des moyens déployés pour les questions de paix sociale, le Conseil du patronat laisse aux parlementaires, aux constitutionnalistes et à la justice le soin de trouver un juste équilibre entre le droit à la liberté d'expression et le droit de vivre dans un environnement sécuritaire.
Commentaires du Conseil du patronat présentés dans le cadre de la consultation publique sur le financement du transport en commun. Un réseau de transport collectif performant et efficace est essentiel. Il contribue à la vitalité économique et à la productivité des entreprises.
Le président du Conseil du patronat, M. Yves-Thomas Dorval, a profité de l'assemblée générale annuelle de l'organisme, tenue le lundi 23 avril dernier, pour rendre public son Rapport d'activité 2011, pour remettre le Prix de carrière 2012 à M. Rémi Marcoux, fondateur et administrateur du conseil de Transcontinental, et pour introniser trois nouveaux membres à son prestigieux Club des entrepreneurs. Pour en savoir plus...



