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Cap sur la prospérité du Québec – Comment mieux faire entendre la voix des créateurs de richesse

Discours du président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon, devant la Chambre de commerce de Saint-Georges-de-Beauce (Saint-Georges, 23 octobre 2008)

Monsieur le Député fédéral,
Monsieur le Maire,
Monsieur le Représentant du député provincial,
Monsieur le Préfet suppléant de la MRC,
Monsieur le Directeur général du Centre financier aux entreprises Desjardins
Mesdames,
Messieurs,

J'aimerais d'abord remercier le président de votre Chambre, monsieur Érick Pépin, de Genivar, de m'avoir invité.

Merci également à votre directrice générale, Sabrina Gagné, et à son adjointe, Danièle Smith, pour l'organisation de l'événement. C'est un honneur et un privilège, mais surtout un plaisir, de pouvoir m'adresser à vous aujourd'hui.

Ma dernière visite en Beauce remonte à juin dernier. J'étais ici pour appuyer votre député fédéral Maxime Bernier, un ami personnel et un ancien collègue du temps où j'étais président de l'Institut économique de Montréal.

Cela étant dit, j'en profite donc pour féliciter publiquement Maxime pour sa réélection et pour le féliciter d'avoir obtenu, encore une fois, la plus forte majorité conservatrice hors Alberta.

En dépit de tout ce qui a été dit, ce que je retiens du premier mandat de Maxime est ce qu'en a dit le professeur Richard J. Schultz, qui préside le Département de science politique de l'Université McGill, et qui a dit que qu'il a été « the best minister of Industry in the last 30 years ». Le meilleur ministre de l'Industrie en 30 ans. Rien de moins.

Les gains du CPQ pour les entreprises de la Beauce

Même s'il y a beaucoup de nuages à l'horizon, j'aimerais commencer mon allocution sur une note positive en soulignant les gains réalisés par les employeurs depuis le début de l'année 2008.

Le premier dossier auquel je pense est le combat que les entreprises et les organismes de la Beauce, avec l'appui du CPQ, ont mené ensemble contre la concurrence déloyale entre différentes régions du Québec provoquée par des subventions néfastes.

Sur ce point, je tiens à rappeler que le CPQ s'est battu pour vous dans ce dossier et ce, même si cela nous a coûté quelques membres dans d'autres régions. Bref, nous avons été loyaux envers vous, alors je sais que vous serez loyaux envers nous.

En effet, nous n'avons pas hésité à ajouter notre poids à celui des autres membres du Front commun pour le rapport Gagné et de la Coalition des régions pour l'entraide économique équitable.

Ensemble, nous avons dénoncé les effets pervers de certains avantages fiscaux accordés aux entreprises des régions ressources.

Et nous avons eu gain de cause! En partie… Le plus récent budget provincial a introduit de nouveaux crédits d'impôts à l'investissement qui rendent l'aide pour les régions éloignées un peu plus équitable. Mais nous sommes conscients qu'il reste encore du travail à faire dans ce dossier et vous pouvez compter sur nous.

Permettez-moi d'énumérer d'autres gains patronaux depuis le début de l'année :

  • Allégement réglementaire : Entrée en vigueur de la nouvelle loi du 1%, qui permet aux entreprises d'en être exemptées.
  • Allégement fiscal : Au fédéral, baisse du taux d'imposition fédéral des sociétés, qui passe de 22,12 % à 19,5 %. Au provincial, élimination complète et immédiate de la taxe québécoise sur le capital pour les entreprises du secteur manufacturier.
  • Taxes sur la masse salariale : Au fédéral, il y a eu baisse du taux de cotisation des employeurs au programme d'assurance-emploi. Au provincial, nous avons assisté à une troisième baisse consécutive du taux de cotisation des employeurs à la CSST, qui va entrer en vigueur en janvier 2009.

Ces changements n'arrivent pas tout seul. Ça prend des organisations comme le CPQ, qui suivent les dossiers au jour le jour et qui interviennent au bon moment et auprès des bonnes instances.

Voila pour les bonnes nouvelles. Parlons maintenant brièvement des nuages à l'horizon.

Si on se concentre sur la crise financière, on a vu depuis quelques semaines un appel à une plus grande réglementation des marchés financiers. J'ai deux commentaires à faire à ce sujet :

D'abord, on a vu que, même les juridictions plus réglementées que les États-Unis, par exemple la France, ont été touchées elles aussi par la crise. On peut donc se questionner sur l'efficacité de la réglementation comme remède au problème.

Deuxièmement, il faudra s'assurer que les actions gouvernementales n'empirent pas la situation au lieu de l'améliorer. J'ai rarement vu des interventions gouvernementales qui n'avaient pas d'effets pervers nécessitant d'autres interventions gouvernementales. Il faudrait éviter ce cercle vicieux.

Les gouvernements doivent agir, mais agir sur les véritables problèmes.

Au Québec, à l'heure actuelle, un des effets négatifs de la crise financière porte sur les régimes de retraite. Le CPQ a pris le leadership sur ce plan et rencontrera, le 31 octobre prochain, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale pour évaluer la possibilité de laisser souffler un peu les entreprises au regard de leurs obligations de capitalisation de leurs régimes de retraite à prestation déterminée.

Les valeurs beauceronnes

Les valeurs qui inspirent le CPQ dans son analyse et ses interventions sont celles qui, je pense, animent aussi les Beaucerons :

  • liberté d'entreprendre;
  • sens de l'initiative;
  • autonomie et sens des responsabilités.

Je souligne ces valeurs parce que j'en arrive au titre de mon allocution : Comment mieux faire entendre la voix des créateurs de richesse?

Le message central que j'aimerais vous transmettre aujourd'hui, c'est que les gens d'affaires et ceux qui les représentent doivent mieux communiquer leur message auprès du grand public puisque sans l'appui de l'opinion publique il est difficile, voire impossible, de faire avancer les grands projets dont le Québec a bien besoin.

Comment mieux communiquer notre message?

Premièrement, en parlant plus souvent de valeurs et d'idéaux, voire de rêves. J'irais même jusqu'à dire qu'il faut mettre un peu de « poésie » dans le discours des gens d'affaires.

Les opposants à certains grands projets économiques finissent souvent par gagner la sympathie du grand public parce que, eux
- qu'ils soient des artistes ou d'autres vedettes médiatiques - parlent de valeurs et d'idéaux.

Je ne dis pas que les gens d'affaires doivent abandonner leurs arguments économiques et leurs statistiques. Je dis simplement qu'il faut que nous ajoutions à ces arguments froids et rationnels un volet plus émotionnel.

Deuxième façon de mieux communiquer notre message : l'enraciner dans notre histoire et notre culture.

Je n'ai pas l'intention de faire un cours d'histoire ce midi. Mais vous avez sans doute remarqué, comme moi, que, dans les débats publics, les politiques favorables à l'entrepreneuriat et au secteur privé sont souvent associées aux États-Unis. On nous accuse de vouloir américaniser le Québec.

Pourtant, les Québécois ont, dans leur propre passé, une multitude d'exemples de succès d'affaires qui ont justement vu le jour grâce à la libre entreprise et à la responsabilité personnelle.

Il est faux de penser que l'histoire du Québec et du Canada est une longue suite d'interventions étatiques et que, sans l'intervention des gouvernements, les entrepreneurs du Québec n'arriveraient pas à se développer.

Pensons-y un peu, c'est quand même méprisant pour nos ancêtres qui, sans attendre l'aide de l'État pour la plus grande partie de notre histoire, ont construit la société riche et dynamique dans laquelle nous vivons aujourd'hui.

Encore une fois, je pense que notre message en faveur de politiques créatrices de richesse aura plus d'écho si nous le situons dans la suite d'une longue histoire faite de travail, d'audace, d'entrepreneuriat et de succès.

La Beauce et les Beaucerons occupent une place de choix dans cette histoire. C'est tout à votre honneur et j'espère que, ensemble, nous pourrons continuer à faire de votre région et du Québec tout entier un endroit encore plus riche et plus prospère.

Vive la Beauce ! Vive le Québec ! Vive le Québec… libre ! Libre… d'entreprendre et de se réaliser pleinement !
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    Édition de mai 2012Rapport d'activité 2011 : un bilan des plus positifs qui se traduit en de nombreux gains tangibles pour les employeurs du Québec • Assemblée générale annuelle • Modernisation du régime de santé et de sécurité du travail • Colloque sur le projet de loi visant la modernisation du régime québécois de santé et de sécurité du travail • Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail...  
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    Projet de loi 78 - Le président du Conseil commente. Le gouvernement a prévu dans le projet de loi différents moyens en ce qui concerne l'aspect académique qui semblent répondre aux besoins. Quant à l'ampleur des moyens déployés pour les questions de paix sociale, le Conseil du patronat laisse aux parlementaires, aux constitutionnalistes et à la justice le soin de trouver un juste équilibre entre le droit à la liberté d'expression et le droit de vivre dans un environnement sécuritaire.  
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    Commentaires du Conseil du patronat présentés dans le cadre de la consultation publique sur le financement du transport en commun. Un réseau de transport collectif performant et efficace est essentiel. Il contribue à la vitalité économique et à la productivité des entreprises.  
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    Le président du Conseil du patronat, M. Yves-Thomas Dorval, a profité de l'assemblée générale annuelle de l'organisme, tenue le lundi 23 avril dernier, pour rendre public son Rapport d'activité 2011, pour remettre le Prix de carrière 2012 à M. Rémi Marcoux, fondateur et administrateur du conseil de Transcontinental, et pour introniser trois nouveaux membres à son prestigieux Club des entrepreneurs. Pour en savoir plus...