La dette bis
Daniel Audet, premier vice-président du Conseil du patronat du QuébecLe Journal de Montréal, 21 septembre 2009, p. 25
Les lecteurs m’ont fait mentir la semaine dernière. Je me lamentais de ne pas recevoir de réactions d’eux quand j’écrivais au sujet de la dette du Québec et des finances publiques. Or ils n’ont jamais été si nombreux à m’écrire, de Montréal au Nouveau-Brunswick. Leurs messages allaient tous dans le sens de ma chronique de la semaine dernière. C’est fou ce qu’on peut faire avec un bon titre.
Avec un titre accrocheur, on peut notamment attirer l’attention des lecteurs sur un problème grave qui, contrairement à ce que j’écrivais dans ma chronique du 14 septembre, en préoccupe plusieurs : LA DETTE! C’est peut-être un indice que cette question très sérieuse commence enfin à entrer dans la tête des contribuables.
La dette en classe
Quoi qu’il en soit, voici quelques réactions à ma chronique des 14 (Montréal) et 15 septembre (Québec). J’espère que mes fidèles lecteurs comprendront que je ne peux pas les mentionner tous, ce serait trop long.
La première que je veux citer est cette enseignante de la Montérégie qui a fait œuvre utile en lançant le sujet de la dette devant sa classe de secondaire à l’aide de ma chronique. Mme Marchessault n’en revenait pas du montant astronomique de notre dette.
« Ça me fait drôlement réagir face à mes habitudes de consommation et à l’avenir du Québec et des générations qui me suivront. Je me ferai un devoir de parler de cette dette en citant de votre article et vos chiffres qui sont éloquents et compréhensibles pour des jeunes qui auront à composer avec ces aléas », conclut-elle.
Deux jours plus tard, un de ses élèves, Mathieu 13 ans, m’écrivait pour commenter : « Je voudrais vous rassurer en vous disant que votre article m’a frappé. Merci de nous informer aussi bien! ».
Un panneau géant lumineux
Ou encore M. Bourque, Acadien du Nouveau-Brunswick, qui écrit : « Je lis régulièrement Le Journal de Québec mais avoue n'y avoir jamais lu un article aussi percutant sur la dette publique de nos cousins québécois. Le titre de votre morceau, 212 415 455 077,27 $, a attiré mon attention. À mon avis les Québécois bénéficieraient d'enseignes lumineuses géantes, genre compteur, à Montréal et à Québec, (…) de l'accroissement intenable de la dette publique à la population, comme j'en ai déjà vue une à Times Square (…) sur la dette nationale des États-Unis. Cela contribuerait à éveiller les citoyens du Québec sur leur plus important problème national: la dette et son coût ».
M. Laliberté de Québec m’encourage à persévérer : « Vous avez raison à 100% de parler continuellement de la dette. De plus, il faut absolument trouver des solutions au remboursement graduel de la dette ».
M. Courbron, de Rivière-du-Loup nous écrit : « Effectivement, la dette publique gigantesque devrait inquiéter tous les citoyens (…). Surtout que depuis l'automne 2008, elle augmente à un rythme affolant ».
Mme Thériault nous apprend qu’elle a « visité le site internet de l’IEDM et (qu’elle l’a) sauvegardé dans (ses) favoris pour consultations futures ».
Des commentaires allant dans le même sens j’en ai reçus de toutes les professions et toutes les régions du Québec. Deux commentaires faisaient référence notamment à l’Argentinisation du Québec.
Mais hélas il ne suffit pas de se plaindre de la dette il faut être prêt à subir les sacrifices que sa réduction représente. Au fait, il y a une seconde elle s’élevait à 212 588 554 250, 23$.
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