Relations du travail dans l'industrie de la construction - Le Conseil du patronat souligne le courage et la détermination de la ministre du Travail et du gouvernement du Québec
Montréal, le jeudi 6 octobre 2011 - Le Conseil du patronat du Québec tient à féliciter la ministre et le gouvernement pour leur audace, leur courage et leur détermination dans leur volonté d'agir dans un dossier délicat où plusieurs gouvernements précédents n'ont pas osé s'aventurer, à savoir l'abolition du placement syndical dans la construction. Telle est la principale réaction du Conseil au projet de loi no 33, Loi éliminant le placement syndical et visant l'amélioration du fonctionnement de l'industrie de la construction, déposé aujourd'hui par la ministre du Travail, Mme Lise Thériault.« En décidant de modifier la loi R-20, la ministre fait preuve de diligence dans la mise en oeuvre des recommandations contenues dans le rapport du groupe de travail sur le fonctionnement de l'industrie de la construction rendu public il y a quelques semaines. Le Conseil du patronat prendra le temps d'analyser attentivement toutes les dispositions contenues dans le projet de loi au cours des prochaines semaines; il en apprécie déjà d'emblée les orientations générales. Le Conseil espère maintenant que les effets des modifications législatives proposées produiront les résultats escomptés dans la réalité », a réagi le président du Conseil du patronat du Québec, M. Yves-Thomas Dorval.
Le Conseil du patronat se réjouit des modifications apportées à la loi R-20 visant à redonner aux employeurs leur droit de direction en interdisant notamment le placement syndical de la main-d'oeuvre sur les chantiers et en amenant la Commission de la construction du Québec à mettre en place un système de référencement indépendant. Le Conseil insiste cependant sur la nécessité de procéder à une abolition du placement syndical qui ne soit pas que théorique, mais bien réelle et appliquée dans le quotidien. Selon le Conseil du patronat, il n'y a pas en effet d'écart énorme entre « référence » et « ingérence », surtout si chaque section locale syndicale peut faire du référencement, en particulier si elle contrôle la presque totalité des travailleurs dans un corps de métier.
Le Conseil du patronat déplore par ailleurs que le projet de loi reste muet sur les questions fondamentales que sont le principe de la syndicalisation obligatoire des travailleurs de la construction et, surtout, sur la présence de délégués syndicaux sur les chantiers. Les délégués syndicaux de chantier sont en effet des acteurs dotés d'une influence considérable sur le terrain; ils interviennent quotidiennement dans le déroulement des travaux et ont le pouvoir d'exercer une forme de chantage sur les entrepreneurs en construction et sur les donneurs d'ouvrage. Dans cette perspective, leur présence entraîne un effet négatif sur la productivité des chantiers au Québec.
En ce qui concerne les modifications apportées au régime de négociation des conventions collectives, le Conseil du patronat apprécie l'instauration prévue dans le projet de loi d'un processus de consultation formel et obligatoire des donneurs d'ouvrage par les associations d'employeurs de la construction. À ce chapitre, le Conseil du patronat tient à souligner la collaboration et les efforts mis de l'avant par l'Association de la construction du Québec, l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec et l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec lors des dernières négociations pour solliciter le point de vue des donneurs d'ouvrage et en tenir compte. Il faut savoir que, lorsque les travaux sont obligatoirement assujettis à la loi R-20, les donneurs d'ouvrage doivent en payer la facture, sans aucune autre possibilité. C'est pourquoi certains donneurs d'ouvrage souhaiteraient voir dans la loi une disposition qui leur permettrait de s'adresser directement à la ministre s'ils jugent que les demandes syndicales sont inacceptables ou injustes dans le cadre de la négociation. Une telle mesure pourrait servir à la fois les donneurs d'ouvrage et les associations patronales en construction, qui pourraient alors utiliser les demandes des donneurs d'ouvrage comme un levier pour établir un réel rapport de forces avec les représentants syndicaux.
Tout en se montrant favorable à la mise en place d'un mécanisme de révision périodique du champ de juridiction des métiers de la construction, le Conseil du patronat estime enfin que la ministre du Travail devrait aller encore plus loin et revoir de fond en comble le cloisonnement des métiers afin de permettre une plus grande polyvalence des travailleurs, comme c'est le cas dans d'autres provinces canadiennes. Une telle mesure permettrait d'accroître la productivité sur les chantiers tout en réduisant les risques d'une mainmise de monopoles syndicaux sur certains métiers réglementés.
* * *
Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit également la vaste majorité des associations patronales sectorielles, en faisant ainsi la seule confédération patronale du Québec.
-30-
Renseignements et entrevues :
Patrick Lemieux
Conseiller - Communications
Cell. : 438 886 9804
Édition de février 2012. Misons sur nos forces pour maintenir notre qualité de vie • Vieillissement de la main-d'oeuvre et avenir de la retraite • Caméras vidéos sur les lieux de travail : les limites des droits de l'employeur • Le Conseil du patronat lance une campagne de promotion du français • L'association représentant les quincailliers et leurs fournisseurs se joint au Conseil du patronat...
Misons sur nos forces... pour maintenir notre qualité de vie. Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, a entrepris une série de rencontres auprès des équipes de vigilance mises sur pied par le gouvernement du Québec dans la foulée de la crise financière de 2008. L'exercice vise à lui permettre de faire le point avec ses différents partenaires, dont le Conseil du patronat, sur la situation de l'économie et de l'emploi.
Commentaires du Conseil du patronat du Québec présentés dans le cadre de la consultation publique sur le vieillissement de la main-d'oeuvre et l'avenir de la retraite, menée par les adjoints parlementaires de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et du ministre des Finances.
Le Conseil du patronat du Québec, en collaboration avec la Commission des partenaires du marché du travail, vous invite à assister à l'une des nombreuses séances d'information gratuites sur les modalités et les avantages du certificat de qualité des initiatives de formation (CQIF). Rendez-vous sur cette page pour en savoir davantage ou pour réserver votre place.



